La détention d’un universitaire critique de la direction palestinienne prolongée
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La détention d’un universitaire critique de la direction palestinienne prolongée

Abdel Sattar Qassem a déjà été arrêté à plusieurs reprises et est connu pour ses prises de position critiques à l'encontre de l'AP

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'adressant aux journalistes israéliens dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 21 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s'adressant aux journalistes israéliens dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 21 janvier 2016. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

La Justice palestinienne a prolongé de 15 jours la détention pour les besoins de l’enquête d’un universitaire connu pour ses critiques acerbes à l’encontre de l’Autorité palestinienne après des propos jugés offensants visant le président Mahmoud Abbas.

Abdel Sattar Qassem avait récemment évoqué sur le plateau de la télévision Al-Quds la coopération sécuritaire entre les forces de sécurité palestiniennes et israéliennes.

Il avait alors cité les « lois révolutionnaires » de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), rappelant que cette charte prévoyait la mort par balles pour quiconque communique avec l’ennemi.

L’universitaire, professeur à al-Najjah, la grande université de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie, a ajouté, citant le règlement de l’OLP, que le mandat du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait expiré. Ce mandat a pris fin en 2009, mais se poursuit faute d’élection.

Des particuliers ont alors porté plainte contre M. Qassem pour « incitation contre les forces de sécurité » et « incitation au meurtre du président » et les forces de sécurité palestiniennes sont ensuite venues l’arrêter à son domicile à Naplouse mardi.

Le gouvernement palestinien a rejeté les critiques selon lesquelles l’universitaire a été arrêté « pour des raisons politiques » et réaffirmé l’indépendance de la Justice.

De nombreuses voix dans la classe politique, au sein surtout du Fatah, le mouvement de M. Abbas, se sont élevées pour dénoncer les propos de M. Qassem, y voyant une attaque contre le président et « l’unité nationale ».

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