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Sderot : La directrice d’une crèche soupçonnée de violences sur les enfants

La suspecte arrêtée le mois dernier a été identifiée comme étant Ilana Swissa, 54 ans. Une vidéo montrant plus de 200 actes de violence a été saisie par la police

Photo non datée d'Ilana Swissa, directrice d'une garderie pour enfants en bas âge qui est soupçonnée d'avoir violemment abusé des enfants dont elle avait la charge. (Crédit : Utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Photo non datée d'Ilana Swissa, directrice d'une garderie pour enfants en bas âge qui est soupçonnée d'avoir violemment abusé des enfants dont elle avait la charge. (Crédit : Utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Le tribunal du district d’Ashkelon a levé dimanche l’embargo sur l’identité d’Ilana Swissa, la directrice d’une garderie soupçonnée d’avoir abusé d’enfants en bas âge dans un établissement de la ville frontalière de Sderot dans le sud du pays.

Swissa, 54 ans, a été arrêtée à la fin du mois de janvier, soupçonnée d’avoir infligé des sévices physiques ou mentaux à une personne sans défense ainsi que d’autres actes de violence. La police a ouvert une enquête sur les actes qu’elle aurait commis en décembre et au début du mois de janvier.

Les crimes présumés ont eu lieu dans une garderie gérée par la Women’s International Zionist Organization (WIZO), qui gère de nombreux établissements scolaires dans le pays.

La police aurait obtenu des images des caméras de sécurité de la garderie, qui accueillait 18 enfants âgés de 4 mois à 2 ans. On peut voir Swissa se montrer violente envers les enfants à au moins 240 reprises.

Sahar Vanunu, dont le fils fréquentait la garderie de Swissa, a déclaré à la Douzième chaîne qu’il était heureux que le tribunal ait autorisé que son nom soit divulgué dans les médias.

« Maintenant, le pays tout entier va voir le visage du diable et découvrir les horreurs qui peuvent arriver à nos merveilleux enfants », a-t-il déclaré.

Vanunu a déclaré qu’il comptait sur la WIZO pour assumer la responsabilité des actes commis.

« Les responsables actuels ne sauraient rester en poste sans que des mesures soient prises à leur encontre », a-t-il déclaré.

Toujours selon la Douzième chaîne, des parents auraient visionné pour la première fois la semaine dernière une partie des images dans un poste de police. Certains parents ont manifesté mardi devant le domicile de Swissa.

Ravit Shmuelav, un des parents concernés, a déclaré aux médias que c’était « un véritable cauchemar ».

« Au début, je n’y croyais pas. Les policiers nous ont montré des images terribles. Nous sommes anéantis et nous avons l’impression que notre vie s’est arrêtée. Maintenant, je comprends pourquoi les enfants ont commencé à devenir violents », a-t-elle déclaré.

Swissa devrait être comparaître devant un juge pour une audience de mise en détention provisoire lundi. Son arrestation a été prolongée trois fois depuis sa première arrestation.

Les actes présumés qu’elles aurait commis ont été révélés après que l’une des mères dont l’enfant fréquentait la garderie a dissimulé un appareil d’enregistrement dans les vêtements de son fils de 15 mois.

Selon les médias, Tzlil Ben Zahar a entendu des cris, des insultes et des violences. Les enregistrements ont été remis à la police, qui a ensuite saisi les images des caméras de sécurité de la garderie.

La WIZO a déclaré que, conformément à sa politique de tolérance zéro pour de tels incidents, « l’employée a été immédiatement mise à pied ».

Elle a ajouté que les autres membres du personnel de la garderie avaient reçu une formation supplémentaire et que l’organisation était en contact permanent avec les parents « et coopérait pleinement avec les autorités compétentes. »

L’avocat Kobi Ben Shaya, qui représente Swissa, a déclaré que sa cliente était une femme normale, qui travaillait comme jardinière d’enfants depuis 18 ans.

Il a déclaré qu’il était trop tôt pour tirer des conclusions et que « lorsque la situation se précisera, il sera clair que les choses sont complètement différentes. »

L’année dernière, une directrice de garderie a été condamnée à trois ans et demi derrière les barreaux, après sa condamnation pour quatre chefs d’accusation de maltraitance et 14 chefs d’accusation d’agression contre des tout-petits dont elle avait la charge.

Israël a connu plusieurs affaires très médiatisées dans lesquelles des enseignants de garderies privées ont été filmés en train de maltraiter des enfants, ce qui a suscité une colère générale et conduit à des appels à une plus grande surveillance.

La plus célèbre de ces affaires est celle de Carmel Mauda, directrice de la garderie Baby Love à Rosh Ha’ayin, qui a été condamnée en 2021 à neuf ans et demi de prison. Mauda a été arrêtée après que des images choquantes la montrant, elle et d’autres personnes, en train d’abuser d’enfants âgés d’à peine trois mois, ont provoqué d’importantes protestations. Par la suite, un incendiaire a mis le feu au bâtiment de Rosh Ha’ayin qui abritait la garderie et le domicile de Mauda.

En 2019, une employée d’une garderie avait été condamnée à 17 ans de prison pour avoir étouffé à mort une fillette de 18 mois dont elle avait la charge.

 

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