La dissolution de la Knesset, une démarche « illégale », déplore Stav Shaffir
Rechercher

La dissolution de la Knesset, une démarche « illégale », déplore Stav Shaffir

Pour leur part, dans un contexte marqué par la perspective croissante de l'organisation d'un nouveau scrutin, Ayelet Shaked et Naftali Bennett se sont rencontrés à Tel Aviv

La députée Travailliste Stav Shaffir à la Knesset le 22 juillet 2015. (Hadas Parush/Flash90)
La députée Travailliste Stav Shaffir à la Knesset le 22 juillet 2015. (Hadas Parush/Flash90)

La députée travailliste Stav Shaffir a déclaré mercredi que l’initiative prise par le Premier ministre de dissoudre la Knesset et d’appeler à de nouvelles élections, s’il échoue à construire une coalition d’ici minuit, est « illégale » et va à l’encontre de la volonté des électeurs.

Elle a annoncé au site Ynet qu’elle avait fait appel au conseil juridique de la Knesset pour qu’il mette un terme à la législation présentée préconisant la dissolution.

« Le responsable de la branche administrative, un homme suspecté de pots-de-vin, tente de forcer la Knesset à se dissoudre, et c’est contre la loi et c’est aussi contre la volonté des électeurs », a-t-elle dit.

« Les électeurs ont donné 35 sièges à l’opposant du Premier ministre, le leader du parti Kakhol lavan Benny Gantz. Conformément à la loi, ce qui devrait arriver, c’est que Benny Gantz devrait avoir l’opportunité, dès minuit, de tenter de former un gouvernement ».

En effet, si le député chargé de former un gouvernement échoue à le faire dans le délai qui lui est alloué par la loi, le président peut confier cette mission à un autre député. La tentative de Netanyahu de dissoudre le corps législatif, s’il ne parvient pas à former une coalition, a pour objectif d’empêcher une telle éventualité.

Pour leur part, face à la perspective de ce nouveau scrutin, la ministre de la Justice Ayelet Shaked et le ministre de l’Education Naftali Bennett se sont rencontrés mercredi à Tel Aviv .

Les deux politiciens, dont la formation HaYamin HaHadash a échoué à franchir le seuil électoral lors des élections du 9 avril, devaient initialement prendre une retraite politique – au moins pendant un moment – une fois le nouveau gouvernement formé.

Mais le chaos politique et la perspective d’un nouveau vote national pourraient changer ces plans et redonner de la vigueur à leurs carrières.

Les co-dirigeants de HaYamin HaHadash Ayelet Shaked et Naftali Bennett lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 17 mars 2019 (Crédit : Flash90)

Des rumeurs, ces derniers jours, avaient toutefois laissé entendre que Shaked pourrait rejoindre les rangs du Likud en cas de nouveau scrutin. Rumeurs qu’elle a démenties.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...