La flotte israélienne de F-35 passe à 16 après l’arrivée de deux avions
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La flotte israélienne de F-35 passe à 16 après l’arrivée de deux avions

L'aviation militaire a salué ces nouveaux avions-chasseurs qui, selon elle, sont un atout ajouté à ses "capacités opérationnelles et stratégiques"

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un nouvel appareil F-35 sur la base aérienne Nevatim, dans le sud d'Israël, le 14 juillet 2019. (Crédit : Armée israélienne)
Un nouvel appareil F-35 sur la base aérienne Nevatim, dans le sud d'Israël, le 14 juillet 2019. (Crédit : Armée israélienne)

Deux nouveaux avions de type F-35 ont atterri en Israël dimanche, a fait savoir l’armée. Le nombre total de ces appareils furtifs de 5e génération au sein de l’armée israélienne s’élève dorénavant à 16.

Les deux premiers F-35 de l’armée de l’air israélienne étaient arrivés au sein de l’Etat juif en décembre 2016. Environ un an plus tard, l’avion furtif – connu en Israël sous le nom d’Adir – avait été déclaré opérationnel. Plusieurs mois après, le chef de l’armée de l’air avait révélé que l’appareil avait effectué des raids de bombardement, faisant de l’Etat juif le tout premier pays à reconnaître l’avoir utilisé lors d’opérations.

« Les capacités de l’escouade d’Adir ajoutent un nouvel atout aux capacités opérationnelles et stratégiques des forces aériennes, ce qui garantit la supériorité de cette armée dans toutes ses missions et, en particulier, dans la protection et le maintien de la sécurité de l’espace aérien de l’Etat d’Israël », a fait savoir l’armée dans un communiqué.

Les deux F-35 ont décollé des Etats-Unis et se sont posés sur la base militaire Nevatim, dans le sud d’Israël, qui abrite deux escouades de ces avions.

Deux nouveaux appareils F-35 atterrissent sur la base aérienne Nevatim, dans le sud d’Israël, le 14 juillet 2019. (Crédit : Armée israélienne)

La semaine dernière, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti que les appareils israéliens pouvaient « frapper n’importe où » au Moyen-Orient, suite aux menaces proférées contre l’Etat juif ces dernières semaines par de hauts responsables iraniens.

« L’Iran a récemment menacé Israël de destruction », a dit Netanyahu. « La république islamique doit se rappeler que ces avions peuvent frapper n’importe où au Moyen-Orient, et notamment en Iran et, bien sûr, également en Syrie. »

L’avion-chasseur F-35 ne disposerait pas d’une portée suffisante pour atteindre l’Iran sans assistance mais pourrait mener des opérations avec des réapprovisionnements de carburant aériens, une capacité que possède l’armée israélienne.

L’Etat juif a convenu d’acheter au moins 50 appareils F-35 aux Etats-Unis auprès du contracteur Lockheed Martin. Ils seront livrés par deux ou par trois jusqu’en 2024.

Israël est le second pays, après les Etats-Unis, à recevoir le F-35 de Lockheed Martin et l’un des seuls à avoir l’autorisation de modifier cet appareil à la pointe de la technologie.

« Cet approvisionnement en cours de l’Adir est une autre expression de la collaboration militaire à long-terme entre Israël et les Etats-Unis, qui continue à produire des résultats exceptionnels dans le processus de renforcement et de rationalisation du F-35 », a noté l’armée dans un communiqué.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se tient devant un avion de combat F-35 sur la base de l’armée de l’air israélienne à Nevatim, dans le sud d’Israël. (Crédit : Amos Ben Gershom / GPO)

L’armée israélienne réfléchirait actuellement à la possibilité d’acheter deux F-35 supplémentaires ou une version modernisée du F-15.

Les militaires israéliens ont indiqué que cet avion de cinquième génération « changeait la donne » non seulement par ses capacités offensives et furtives, mais également parce qu’il peut connecter ses systèmes avec d’autres avions et former un réseau d’échange d’informations.

Ses détracteurs ont toutefois dénoncé le prix élevé de l’avion, qui coûte approximativement 100 millions de dollars pièce. Le fabricant américain, Lockheed Martin, a indiqué que le coût devrait baisser lorsque davantage de pays achèteraient le F-35.

Le mois dernier, des avions-chasseurs F-35 d’Israël, des Etats-Unis et du Royaume-Uni ont participé à des vols d’entraînement sur la mer Méditerranée. Il s’agissait là du tout premier exercice conjoint des appareils israéliens, avaient fait savoir les militaires.

Cet entraînement conjoint était intitulé « Tri-Lightning », une référence à la désignation officielle de l’appareil, le 5-35 Lighting II de Lockheed Martin.

L’armée de l’air a prévu d’en organiser d’autres afin de « développer les capacités [du F-35] ».

Des F-35 israéliens, américains et britanniques participent à un exercice militaire au-dessus de la mer Méditerranée, le 25 juin 2019. (Crédit : armée israélienne)

Le mois dernier également, l’aviation militaire a participé à un exercice de plusieurs jours simulant des combats sur des fronts multiples, avait annoncé l’armée. Les F-35 y prenaient part pour la toute première fois.

Des missions diurnes et nocturnes avec des avions de chasse, des hélicoptères, des avions cargo, des drones, des unités de défense aérienne et des forces de soutien terrestre ont notamment été organisées. L’exercice a simulé des combats simultanés dans la bande de Gaza, en Syrie et au Liban, suivant un des scénarios impliquant un ennemi équipé de technologies avancées, tels que les systèmes de défense anti-missile russes S-300 et S-400. L’exercice a imaginé un front ciblé par des attaques massives de missiles, simulant des difficultés telles que des pistes endommagées et des centres de communication de l’armée de l’air désactivés.

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