La fusion avec le parti de Barak approuvée par le comité central du Meretz
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La fusion avec le parti de Barak approuvée par le comité central du Meretz

L'alliance du Camp démocratique s'engage à défendre la solution à deux Etats, à ne pas rejoindre un gouvernement de droite et à abroger la loi sur l'Etat-nation juif

Nitzan Horowitz, leader du parti du Meretz et du Camp démocratique, lors d'un événement de campagne électorale à Tel Aviv, le 28 juillet 2019 (Crédit : Gili Yaari / Flash90)
Nitzan Horowitz, leader du parti du Meretz et du Camp démocratique, lors d'un événement de campagne électorale à Tel Aviv, le 28 juillet 2019 (Crédit : Gili Yaari / Flash90)

Le comité central du Meretz a approuvé dimanche l’initiative prise par le parti de gauche de rejoindre l’alliance du Camp démocratique, union électorale formée du parti démocrate israélien de l’ex-Premier ministre Ehud Barak et de Stav Shaffir, qui a quitté les rangs du parti Travailliste.

« Pour la première fois, nous avons une opportunité de faire l’histoire et de prendre sa tête. La gauche israélienne déplace la carte politique vers la gauche », a commenté le leader du Meretz Nitzan Horowitz, à la tête du Camp démocratique, auprès des membres du comité.

Dans le cadre de cet accord, les lettres du parti sur les bulletins seront celles qui avaient été utilisées par le Meretz lors des élections passées – Mem Resh Tzadi (מרצ).

Avec la fusion avec le Camp démocratique qui a été approuvée par le comité, le parti s’engage à rechercher un accord de paix israélo-palestinien sur la base de la solution à deux Etats, à ne pas rejoindre un gouvernement de droite et à abroger la loi controversée sur l’Etat-nation qui a été adoptée l’année dernière et qui ancre Israël en tant qu’Etat nation du peuple Juif. Le texte a été critiqué par les groupes minoritaires pour ne pas être parvenu à inclure des références à l’égalité.

Le président de Meretz Nitzan Horowitz, à droite, le chef du Parti démocratique israélien Ehud Barak, gauche, et la députée Stav Shaffir font une conférence de presse pour annoncer leur nouvelle alliance, le Camp démocratique, avant les élections du 17 septembre, à Tel Aviv le 25 juillet 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

L’annonce de l’alliance, la semaine dernière, était survenue dans un contexte de colère contre la décision prise par le leader Travailliste Amir Peretz de fusionner avec l’ancienne députée d’Yisrael Beytenu, Orly Levy-Abekasis, et son parti Gesher, qui se trouve plus à droite sur l’échiquier politique et qui avait échoué à franchir le seuil électoral nécessaire pour entrer à la Knesset lors des élections du mois d’avril.

Les sondages, depuis, semblent prédire une démonstration solide pour le Camp démocratique – avec entre huit et douze sièges au Parlement. Le parti Travailliste, pour sa part, souffre encore et chute à seulement cinq sièges dans deux des trois enquêtes d’opinion qui ont été rendues publiques ce week-end, franchissant à peine le seuil électoral.

Le prochain vote du 17 septembre a été organisé après que la Knesset a voté sa propre dissolution suite à l’incapacité du Premier ministre Benjamin Netanyahu à former un gouvernement avant la date-limite qui était fixée pour ce faire. Cette dissolution a empêché un autre député de pouvoir tenter de mettre en place une majorité au pouvoir, comme le prévoit le protocole habituel.

Cette décision d’organiser un nouveau vote marque la toute première fois, dans l’histoire de l’Etat juif, qu’une élection échoue à produire un nouveau gouvernement.

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