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La gestion des déchets reste aux mains du ministère de l’Environnement

Le ministère de l'Intérieur a renoncé à prendre le contrôle du Fonds de maintien de la propreté, qui, selon lui, aurait permis d'améliorer la synchronisation avec les localités

Un tracteur dans une décharge à proximité de l'usine UBQ dans le kibboutz Tzeelim, le 13 mars 2018. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)
Un tracteur dans une décharge à proximité de l'usine UBQ dans le kibboutz Tzeelim, le 13 mars 2018. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

La ministre de l’Environnement, Idit Silman, a annoncé vendredi que son ministère avait réussi à garder le contrôle d’un fonds de 3,2 milliards de shekels pour la gestion des déchets sur lequel le ministère de l’Intérieur avait demandé d’en assumer l’autorité.

Les responsables du ministère de l’Intérieur avaient déclaré que le transfert du Fonds de maintien de la propreté aurait permis d’améliorer la synchronisation entre le fonds et les autorités locales, dont il est responsable, et qui devraient, dans les années à venir, construire des installations de recyclage.

Les fonctionnaires du ministère de l’Environnement avaient, quant à eux, déclaré que le ministère de l’Intérieur n’avait pas les connaissances nécessaires pour gérer la politique israélienne en matière de déchets et qu’il n’avait pas tenté de discuter de la question avant de la soumettre au vote du cabinet.

Silman a déclaré dans un communiqué qu’elle avait mené des négociations avec l’ancien ministre de l’Intérieur Aryeh Deri sur cette question et qu’il avait accepté que le ministère de l’Environnement continue à contrôler le Fonds de maintien de la propreté.

La déclaration laisse entendre que Deri a continué à gérer au moins une partie des opérations de son ancien bureau, même si la Haute Cour de Justice l’a démis de ses fonctions en raison de ses multiples condamnations antérieures pour corruption.

Silman a déclaré qu’elle avait assuré à Deri que son bureau travaillerait avec le ministère de l’Intérieur pour réduire les taux de mise en décharge et augmenter les taux de recyclage.

L’argent destiné au Fonds de maintien de la propreté a été inclus dans le budget de l’État 2023-2024 que le cabinet a approuvé vendredi.

L’usine de recyclage de GreenNet dans la zone industrielle d’Atarot, au nord de Jérusalem, le 25 janvier 2023. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)

Le plan initial de transfert du Fonds de maintien de la propreté avait été inclus dans l’accord de coalition que le parti ultra-orthodoxe de Deri, le Shas, avait signé avec le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le Likud, en décembre.

L’initiative du ministère de l’Intérieur fait suite aux tentatives du ministère des Finances d’affaiblir le rôle du ministère de l’Environnement dans la planification des grands projets d’infrastructure dans des domaines tels que l’énergie et les transports.

Le directeur-général du ministère de l’Environnement, Gideon Samet, a déclaré que la responsabilité du ministère en matière de gestion des déchets allait de la réglementation, de la supervision et de l’application de la loi au partage des connaissances professionnelles et au soutien financier des promoteurs et des autorités locales travaillant dans ce domaine.

« Personne dans le domaine de la gestion des déchets ne pensait que la proposition du ministère de l’Intérieur était fondée sur des considérations professionnelles », a-t-il accusé, ajoutant que si le ministère de l’Intérieur reprenait l’argent, il ne serait pas investi dans les infrastructures nationales, mais dans « d’autres endroits », dont le lien avec les infrastructures n’était « pas clair ».

Le Fonds de maintien de la propreté a été créé il y a plusieurs dizaines d’années et est financé principalement par un prélèvement sur les autorités locales pour les déchets qu’elles envoient à la décharge. Cette taxe permet de récolter environ 500 millions de shekels par an, ce qui constitue la seule source de financement pour réduire les décharges, qui émettent actuellement 8 à 10 % des émissions de gaz à effet de serre responsables du dérèglement climatique du pays, et pour mettre en place un système de recyclage à l’échelle nationale.

Un autre montant de 40 millions de shekels par an provient d’une taxe sur les sacs en plastique et est utilisé pour réduire davantage l’utilisation de ces derniers et pour mettre en œuvre la loi sur la pureté de l’air, tandis que 10 millions de shekels sont générés chaque année par diverses amendes et ordonnances pénales et sont utilisés pour financer les enquêtes sur d’éventuelles infractions et les poursuites judiciaires intentées en conséquence. Un montant variable, qui s’élevait à 40 millions de shekels l’année dernière, provient des amendes infligées aux sociétés de boissons qui n’ont pas atteint leurs objectifs de consigne et de recyclage des bouteilles. Ce montant est utilisé pour promouvoir la loi sur la consigne des bouteilles.

Le fonds est géré par un conseil de sept membres – le directeur-général du ministère de l’Environnement, qui préside les réunions, deux autres représentants du ministère, deux responsables du ministère des Finances et deux représentants de la société civile nommés par le ministère – l’un issu des autorités locales et l’autre d’une ONG. Silman et Deri ont convenu vendredi que le conseil resterait dans sa forme actuelle.

Sue Surkes a contribué à cet article.

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