La guerre coûtera 9 Mds de NIS par semaine si les restrictions liées à l’état d’urgence persistent
"Nous avons besoin d'une solution capable de répondre à la fois aux besoins de sécurité du front intérieur et à ceux de l'économie," souligne Ilan Rom
Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Selon le ministère des Finances, le coût de la guerre avec l’Iran pour l’économie israélienne devrait atteindre 9,4 milliards de shekels par semaine, si toutes les restrictions mises en place à l’échelle nationale sont maintenues.
Lundi dernier, à la suite d’une nouvelle évaluation dans le cadre du conflit avec l’Iran, le commandement du front intérieur de l’armée israélienne a décidé de prolonger les restrictions nationales jusqu’à samedi soir. Ces restrictions interdisent tous les rassemblements, les activités éducatives et les déplacements vers les lieux de travail, à l’exception des activités essentielles. Les directives limitent ainsi les déplacements vers le lieu de travail et obligent les employés à télétravailler. Les écoles restent quant à elles fermées.
Le directeur général du ministère des Finances, Ilan Rom, a adressé une lettre au chef du Commandement du front intérieur, le général Shai Klapper, dans laquelle il demande l’assouplissement des restrictions et le passage à une activité limitée, afin de permettre une reprise partielle et progressive de l’activité économique dès demain.
« Personne ne remet en cause la nécessité de maintenir une politique de défense adaptée à la situation sécuritaire. Mais dans le même temps, la mise à l’arrêt généralisée de l’économie entraîne des coûts économiques considérables », a souligné Rom.
« Nous avons besoin d’une solution capable de répondre à la fois aux besoins de sécurité du front intérieur et à ceux de l’économie, après ces deux ans et demi au cours desquels cette dernière a payé un lourd tribut au vu de l’augmentation des besoins en matière de sécurité et des conséquences de la guerre [contre le Hamas]. »
Israël a indiqué qu’il comptait alléger à partir de jeudi à la mi-journée ses restrictions liées à l’état d’urgence instauré depuis le début des bombardements iraniens sur le pays le 28 février, a annoncé mercredi soir l’armée israélienne.
« Les consignes de défense seront mises à jour » et « l’ensemble du pays passera d’un niveau d’activité ‘essentielle’ à un niveau d’activité ‘limitée' » à partir de jeudi 12H00 locales (10H00 GMT), indique un communiqué de l’armée.
Les rassemblements « jusqu’à 50 personnes » sont désormais « autorisés » et les bureaux pourront également fonctionner à proximité d’abris anti-aériens. Les écoles restent néanmoins fermées.







