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La gymnaste juive Lilia Akhaimova rafle la médaille d’or pour la Russie à Tokyo

Pour sa part, l'Australienne Jessica Fox, favorite pour une médaille d'or, a gagné le bronze dans l'épreuve de canoë-slalom

Liliia Akhaimova du Comité russe olympique pendant la finale de l'épreuve féminine de gymnastique artistique aux Jeux olympiques d'été de Tokyo, le 27 juillet 2021. (Crédit : AP Photo/Ashley Landis)
Liliia Akhaimova du Comité russe olympique pendant la finale de l'épreuve féminine de gymnastique artistique aux Jeux olympiques d'été de Tokyo, le 27 juillet 2021. (Crédit : AP Photo/Ashley Landis)

Lilia Akhaimova, une gymnaste juive russe qui participe pour la toute première fois aux Jeux olympiques, avait obtenu la note la plus basse de toute son équipe pendant la série des épreuves de qualification pour la finale – en partie en raison d’une chute de la poutre d’équilibre.

Mais lors de la finale, elle a brillé au saut – c’est sa spécialité – obtenant la meilleure note parmi les 24 concurrentes et ramenant au comité olympique russe la médaille d’or.

Cette réussite a été rendue possible par des coups de théâtre étonnants survenus dans les épreuves féminines de gymnastique par équipes – avec le retrait de la superstar américaine Simone Biles. La Russie a marqué 169 528 points, soit 3 432 points devant les États-Unis, et l’équipe féminine de gymnastique du pays redevient ainsi médaille d’or pour la toute première fois depuis les Olympiades de 1992.

Née à Vladivostok, Akhaimova a remporté deux fois la médaille d’argent aux Championnats du monde de sa discipline et elle a été championne européenne avec son équipe en 2018. Elle était remplaçante aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, en 2016.

Elle est aussi extrêmement active sur TikTok, et elle a publié des chansons interprétées en playback dans l’uniforme de son équipe.

Akhaimova va prendre part à l’épreuve individuelle de saut en date du 1er août.

De son côté, une autre athlète juive, Jessica Fox, considérée comme la meilleure pagayeuse de tous les temps et qui était favorite pour une médaille d’or lors de l’épreuve de canoë-slalom K-1 à Tokyo, a finalement remporté la médaille de bronze – comme cela avait déjà été le cas lors des Jeux de Rio, en 2016.

L’Australienne Jessica Fox lors de la finale de l’épreuve féminine de Kayak aux Jeux olympiques de Tokyo, au Centre de canoë-slalom Kasai à Tokyo, le 27 juillet 2021. (Crédit : Charly Triballeau/AFP)

Avant la finale, Fox avait dominé toutes les qualifications en enregistrant notamment le meilleur chrono lors des demi-finales. Toutefois, lors de l’ultime épreuve, « ça ne s’est pas passé comme prévu », a-t-elle regretté. « J’ai dû me battre sans relâche. »

Après la course, Fox, 27 ans, a éclaté en sanglots alors que sa mère qui est aussi la responsable de ses entraînements, Myriam Jerusalmi – elle-même médaillée olympique – l’a réconfortée.

« C’est l’émotion », a expliqué Fox aux médias australiens. « Je suis déçue d’avoir fait les erreurs qui me coûtent aujourd’hui la médaille d’or mais je suis aussi soulagée et heureuse de grimper sur le podium. C’est notre sport… Je suis arrivée en rêvant de la médaille d’or et c’est au moment où j’ai pris maman dans les bras que l’émotion a pris le dessus. »

L’Australienne Jessica Fox après la finale de l’épreuve féminine de kayak aux Jeux olympiques de Tokyo, au Centre de canoë-slalom Kasai à Tokyo, le 27 juillet 2021. (Crédit : Charly Triballeau/AFP)

Fox avait gagné l’argent dans la même épreuve lors des Olympiades de Londres, en 2021. Cette année, elle va pouvoir se présenter sur la ligne de départ d’une épreuve de slalom différente, la C1, en partie grâce à son activisme – c’est la première fois que cette épreuve est organisée en version féminine. Elle est favorite, là aussi, pour la médaille d’or. La compétition commencera mercredi.

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