La juge de l’affaire Bezeq reconnue coupable de comportement déplacé
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La juge de l’affaire Bezeq reconnue coupable de comportement déplacé

La peine de Ronit Poznansky-Katz sera annoncée ultérieurement ; le tribunal de Tel Aviv a accordé la prolongation de l’embargo dans l’affaire Bezeq jusqu'au 31 mai

La magistrate Ronit Poznansky-Katz (Crédit : Judiciary of Israel)
La magistrate Ronit Poznansky-Katz (Crédit : Judiciary of Israel)

Ce dimanche, un tribunal disciplinaire pour juges a déclaré dimanche une haute magistrate de la Cour de justice de Tel Aviv coupable de comportement déplacé, après avoir engagé une correspondance WhatsApp avec un avocat de l’Autorité des titres israélienne concernant des suspects dans l’enquête de corruption connue sous le nom d’affaire 4000.

Dans cette enquête, connue sous le nom « d’Affaire 4000 », le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a également servi au poste de ministre des Communications durant plusieurs années, est soupçonné d’avoir favorisé le passage d’une loi qui bénéficierait à Shaul Elovitch, propriétaire de Bezeq, en échange d’une couverture médiatique flatteuse de la part de son site d’information Walla.

Le Premier ministre, son épouse Sara et leur fils Yair ont tous les trois été interrogés dans le cadre de l’enquête.

Tous ont nié tout acte répréhensible.

En février, la Dixième chaine s’est procurée une conversation WhatsApp entre la juge Ronit Poznansky-Katz et Eran Shacham-Shavit, avocat de l’Autorité des titres israélienne, dans laquelle ce dernier a confié à la juge que les autorités avaient l’intention de libérer certains des suspects de l’affaire, tout en gardant en cellule d’autres pour quelques jours de plus, et a conseillé à la juge « d’essayer d’avoir l’air surprise ».

L’enquêteur de l’Autorité des Titres israélienne Eran Shacham-Shavit (Capture d’écran : YouTube)

Poznansky-Katz a répondu : « Je m’exerce à faire une réaction de surprise ».

L’échange WhatsApp, que certains ont vu comme une preuve de collusion entre les deux organismes, a semblé moins accablante lorsque la conversation complète a été rendue publique, montrant une discussion qui tournait principalement autour de la logistique autour des enquêtes.

L’échange n’a finalement pas bénéficié aux suspects dans cette enquête de corruption, qui ont demandé à être libéré pour des motifs de « d’obstruction » – la demande a été rejetée par le juge qui a remplacé Poznansky-Katz.

Pourtant, l’enquête a été retirée à Poznansky-Katz, le président du Tribunal de première instance de Tel Aviv déclarant qu’elle avait été immédiatement mise en disponibilité et ne participerait plus aux autres délibérations judiciaires avant qu’une enquête ne soit menée.

La ministre de la Justice, Ayelet Shaked (C), en compagnie de la présidente de la Cour suprême, Esther Hayut (D) et du ministre des Finances, Moshe Kahlon, ainsi que des membres du Comité de sélection des juges, le 22 février 2018. (Hadas Parush/Flash 90)

La juge responsable de la Cour suprême, Esther Hayut, et la ministre de la Justice Ayelet Shaked ont ordonné une enquête officielle concernant le comportement de Poznansky-Katz.

Dimanche, Poznansky-Katz a été reconnue coupable de comportement inadapté, qu’elle avait elle-même admis. Sa peine sera annoncée à une date ultérieure.

Shacham-Shavit a également été retiré de l’enquête et mis en congé, et l’Autorité des titres israélienne a promis d’enquêter à son sujet.

L’ancien président de la Cour suprême, Asher Grunis, le juge Neal Hendel de la Cour suprême et le vice-président de la cour de district de Nazareth, Esther Helman, ont comparu devant le tribunal disciplinaire.

Dimanche également, le Tribunal de première instance de Tel Aviv a accordé la prolongation de l’embargo dans l’affaire Bezeq jusqu’au 31 mai.

L’obligation de silence a été prolongée de 45 jours supplémentaires – le maximum autorisé –, suggérant que les enquêteurs avaient encore beaucoup de travail concernant cette affaire.

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