La justice libère un Juif suspecté d’avoir attaqué une mosquée de Jérusalem
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La justice libère un Juif suspecté d’avoir attaqué une mosquée de Jérusalem

Le juge a ordonné que le résident âgé de 20 ans de la ville-implantation d'Ariel dans le nord de la Cisjordanie soit assigné à résidence jusqu'à son audience d'appel

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Des Palestiniens visitent la mosquée incendiée dans le quartier arabe de Beit Safafa à Jérusalem est, le vendredi 24 janvier 2020. (AP Photo/Mahmoud Illean)
Des Palestiniens visitent la mosquée incendiée dans le quartier arabe de Beit Safafa à Jérusalem est, le vendredi 24 janvier 2020. (AP Photo/Mahmoud Illean)

Mercredi, le tribunal de Petah Tikva a ordonné la libération d’un Juif suspecté d’avoir participé à l’attaque incendiaire criminelle contre une mosquée à Jérusalem le mois dernier.

Le juge a demandé à ce que le résident âgé de 20 ans de la ville-implantation d’Ariel dans le nord de la Cisjordanie soit assigné à résidence jusqu’à son audience d’appel jeudi. Si l’appel de l’accusation est rejeté, ses restrictions de mouvement seront levées.

La police a arrêté le suspect il y a 10 jours et, pendant tout ce temps, il n’a pas eu le droit de s’entretenir avec un avocat – une tactique parfois employée par les forces de sécurité quand elles enquêtent sur des affaires urgentes.

L’avocat de l’accusé, de l’association d’aide juridique Honenu qui représente régulièrement des suspects juifs de terrorisme, a déclaré que la décision de mercredi correspondait à un coup dur porté au Shin Bet et aux forces de l’ordre.

Des graffitis anti-arabes dans le quartier de Beit Safafa. (Autorisation)

« Une autre affaire est tombée à l’eau après qu’un homme innocent a été empêché de voir son avocat, alors même qu’il n’y avait aucune preuve contre lui », a ainsi commenté Adi Keidar.

Le suspect – dont il est interdit de publier le nom – aurait mis le feu à une mosquée du quartier de Sharafat à Jérusalem-Est le 24 janvier. Les pompiers avaient été dépêchés sur place et étaient parvenus à éteindre l’incendie avant qu’il ne cause d’importants dégâts.

La police a ouvert une enquête sur l’attaque et diffusé des photos de l’incident, montrant les vandales en train de taguer en hébreu les phrases « Détruire [la propriété de] Juifs ? Kumi Ori détruit [la propriété d’]ennemis » avant de prendre la fuite.

Kumi Ori est un avant-poste radical de l’implantation d’Yitzhar dans le nord de la Cisjordanie, où les forces de sécurité ont rasé plusieurs constructions illégales plus tôt ce mois.

Un jour après l’incident, environ 200 Juifs israéliens ont rendu une visite de solidarité à la mosquée et donné des fonds pour réparer les dégâts.

Des centaines de Juifs effectuent une visite de solidarité dans une mosquée de Sharafat qui a été incendiée lors d’un crime de haine présumé, le 25 janvier 2020. (Tag Meir)

Les actes de vandalisme anti-arabes commis par des extrémistes juifs sont devenus monnaie courante en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Les actes de vandalisme contre des Palestiniens et les forces israéliennes de sécurité en Cisjordanie et en Israël sont surnommés des « attaques du prix à payer ». Leurs responsables affirment riposter à la violence palestinienne ou aux politiques du gouvernement qui sont perçues comme hostiles au mouvement des implantations.

Mardi, la police a ouvert une enquête sur un crime raciste suspect dans la ville arabe de Jish, où les pneus de 170 véhicules ont été crevés et des graffiti en hébreu condamnant la coexistence inter-religieuse ont été inscrits sur des bâtiments.

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