La Knesset doit ratifier l’accord de normalisation avec le Bahreïn
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La Knesset doit ratifier l’accord de normalisation avec le Bahreïn

Le traité de paix avec les Émirats arabes unis sera également présenté aux ministres pour être ratifié dimanche lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement

Le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben Shabbat, chef de la délégation israélienne (à gauche), et le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif bin Rashid Al-Zayani, signent l'accord Israël-Bahreïn qui officialise les relations diplomatiques entre les deux pays, à Manama, capitale du Bahreïn, le 18 octobre 2020, sous les yeux du secrétaire au Trésor américain Steve Mnuchin (au centre). (Ronen Zvulun / Pool / AFP)
Le conseiller à la sécurité nationale Meir Ben Shabbat, chef de la délégation israélienne (à gauche), et le ministre bahreïni des Affaires étrangères Abdullatif bin Rashid Al-Zayani, signent l'accord Israël-Bahreïn qui officialise les relations diplomatiques entre les deux pays, à Manama, capitale du Bahreïn, le 18 octobre 2020, sous les yeux du secrétaire au Trésor américain Steve Mnuchin (au centre). (Ronen Zvulun / Pool / AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu soumettra à la Knesset l’accord de normalisation récemment signé avec le Bahreïn, a annoncé son cabinet jeudi.

Il présentera également au cabinet des ministres le traité de paix avec les Émirats arabes unis pour ratification finale lors de sa réunion hebdomadaire dimanche, selon un communiqué du cabinet du Premier ministre.

Lors d’une cérémonie à Manama cette semaine, des responsables israéliens et bahreïnis ont signé huit accords bilatéraux, dont un « Communiqué conjoint sur l’établissement de relations diplomatiques, pacifiques et amicales ».

Le Communiqué conjoint – la pièce maîtresse de l’amitié naissante israélo-bahreïnie – n’est pas un traité en bonne et due forme, mais plutôt un « accord-cadre », ont déclaré des responsables israéliens, soulignant cependant que, par sa signature, Israël et le Bahreïn ont officiellement établi des relations diplomatiques.

Cependant, comme les accords contiennent plusieurs obligations de la part d’Israël, le Procureur général Avichai Mandelblit doit exiger qu’ils soient officiellement ratifiés.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, le président américain Donald Trump, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Abdullatif al-Zayani et le ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis Abdullah bin Zayed al-Nahyan posent sur le balcon de la Blue Room pour une photo, à la suite de la signature des accords d’Abraham lors d’une cérémonie sur la pelouse sud de la Maison Blanche à Washington, le 15 septembre 2020. (AP Photo / Alex Brandon)

La semaine dernière, la Knesset a approuvé à une très large majorité l’accord de normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis, après près de neuf heures de débat parfois houleux, au cours duquel plus de 100 ministres et députés ont pris la parole.

Après l’approbation de la Knesset, les accords dits d’Abraham doivent être renvoyés devant les ministres, qui voteront à nouveau. Une fois ratifié, l’accord entrera en vigueur pour Israël, mais des relations diplomatiques complètes entre les deux pays ne seront pas établies tant que les EAU n’auront pas de leur côté également ratifié l’accord.

Les Émirats arabes unis et le Bahreïn sont respectivement les troisième et quatrième pays arabes à établir des relations diplomatiques avec Israël, après les traités de paix avec l’Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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