La Knesset donne son feu vert pour les élections du 17 septembre
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La Knesset donne son feu vert pour les élections du 17 septembre

Les députés ont voté en deuxième et troisième lectures le projet de loi pour la tenue de nouvelles élections cette année après l'échec de Netanyahu à former une coalition

La salle des séances plénières vide de la Knesset, le 29 avril 2019, un jour avant la prestation de serment de la 21e Knesset. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
La salle des séances plénières vide de la Knesset, le 29 avril 2019, un jour avant la prestation de serment de la 21e Knesset. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Les députés ont adopté mercredi les deuxième et troisième lectures d’une loi fixant un nouveau tour de scrutin le 17 septembre après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a échoué la semaine dernière à former une coalition.

Le projet de loi, proposé par le député Likud David Bitan, n’a pas eu de votes négatifs.

La nouvelle loi précise que le budget de la commission centrale électorale sera le même que lors de la dernière élection – 283 millions de shekels (70,5 millions d’euros). Les demandes de fonds supplémentaires devront être approuvées par la commission, puis par la commission des Finances de la Knesset.

Les membres de la commission électorale recevront des augmentations de salaire allant jusqu’à 35 %, le montant exact devant être déterminé par le juge qui dirigera la commission.

La commission centrale électorale qui a géré le scrutin du 9 avril était dirigée par le juge de la Cour suprême Hanan Melcer.

Autre clin d’œil à la nécessité de se préparer rapidement à une deuxième élection sans précédent en une seule année, la loi précise que les travailleurs de la fonction publique qui ont été embauchés par la commission centrale électorale la dernière fois seront automatiquement admissibles cette fois aussi à un emploi.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’adresse aux médias à la Knesset à Jérusalem le 29 mai 2019, après avoir été contraint de dissoudre le Parlement et de convoquer de nouvelles élections (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90).

Le 29 mai, la Knesset a voté sa dissolution un mois seulement après sa prestation de serment, après que Netanyahu n’est pas parvenu à respecter l’échéance de minuit pour former un nouveau gouvernement.

Après un débat animé de 12 heures, les députés ont voté par 74 voix contre 45 en faveur du projet de loi rédigé par le Likud pour dissoudre la 21e Knesset et organiser de nouvelles élections le 17 septembre.

Le Likud, Yisrael Beytenu, Yahadout HaTorah, Shas et l’Union des partis de droite ont été rejoints par les deux partis arabes israéliens, Raam-Balad et Hadash-Taal, pour soutenir la motion.

Netanyahu semblait sur le point d’obtenir un quatrième mandat consécutif après les élections du 9 avril, grâce à une forte performance de son parti le Likud et de ses autres alliés nationalistes et religieux.

Mais il n’a finalement pas réussi à former une coalition majoritaire en raison d’un désaccord entre les membres laïcs et ultra-orthodoxes à propos d’une loi de conscription militaire relative aux étudiants de yeshivot.

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