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La Knesset va enquêter sur la mort d’Ahuvia Sandak

Une commission va enquêter sur l'accident qui a tué l'adolescent de 16 ans après que l'enquête a soulevé des questions sur la gestion de l'affaire par la police

Des personnes protestent contre la mort d'Ahuvia Sandak dans un accident de voiture lors d'une poursuite policière, près du Bureau des enquêtes internes de la police à Jérusalem, le 2 janvier 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)
Des personnes protestent contre la mort d'Ahuvia Sandak dans un accident de voiture lors d'une poursuite policière, près du Bureau des enquêtes internes de la police à Jérusalem, le 2 janvier 2021. (Olivier Fitoussi/Flash90)

La Knesset a voté mercredi en faveur d’une enquête sur la mort d’un adolescent israélien lors d’une poursuite policière l’année dernière.

Ahuvia Sandak, 16 ans, a été tué dans un accident de voiture alors qu’il fuyait la police, vraisemblablement après avoir jeté des pierres sur des Palestiniens. Les récentes manifestations répétées à propos de la mort de Sandak ont dégénéré en violences et en arrestations.

L’enquête sera menée par la puissante commission des Affaires étrangères et de la Défense et la commission de la Sécurité intérieure, a rapporté le site d’information Ynet.

Le plénum de la Knesset a voté en faveur de cette mesure après la parution d’un article du Yedioth Ahronoth suggérant que l’enquête initiale avait été négligée et menée de manière inappropriée.

La proposition a été soumise par le député d’extrême droite Itamar Ben Gvir et appelle à la création d’une commission conjointe dans les deux prochaines semaines. Cette commission examinera la manière dont la police et l’armée ont traité les jeunes des collines de Cisjordanie.

La proposition a été soutenue par 40 membres de la Knesset et deux députés s’y sont opposés.

L’enquête sur la gestion de l’affaire par la police a révélé qu’elle s’était appuyée sur les témoignages de fonctionnaires du système judiciaire qui étaient eux-mêmes impliqués dans l’affaire.

Ahuvia Sandak, tué dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie le 21 décembre 2020. (Autorisation)

Les policiers qui ont poursuivi Sandak n’ont pas non plus été interrogés immédiatement après l’incident, et des doutes ont été émis quant aux heures indiquées dans les rapports ultérieurs.

La mort de Sandak est devenue un cri de ralliement pour les jeunes d’extrême droite et a déclenché de multiples manifestations violentes ces dernières semaines, les manifestants affirmant que la police était responsable de sa mort et demandant des poursuites judiciaires.

Sandak, un résident de l’implantation de Bat Ayin, fuyait la police des frontières dans une voiture avec trois autres jeunes le 21 décembre 2020, lorsque la voiture s’est retournée, le tuant. Selon la police, le groupe de Sandak a fui la police avant de perdre le contrôle de son véhicule. Les défenseurs de Sandak considèrent sa mort comme un meurtre initié par la police ; ils affirment que la voiture de police a percuté son véhicule par derrière, le faisant sortir de la route.

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