La Maison Blanche appelle à la « raison » dans les discussions sur l’annexion de la Cisjordanie
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La Maison Blanche appelle à la « raison » dans les discussions sur l’annexion de la Cisjordanie

L'administration américaine aurait déclaré au ministre de la Défense "qu'appliquer la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie serait synonyme de crise immédiate"

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

L'implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 25 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
L'implantation israélienne de Maale Adumim, en Cisjordanie, le 25 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Alors que les politiciens israéliens spéculent sur la réaction de la Maison Blanche quant à une éventuelle annexion de certaines zones de Cisjordanie, un responsable de l’administration américaine a réaffirmé l’appel du président Donald Trump, qui enjoint les deux parties à agir raisonnablement.

« L’administration doit désormais avoir la possibilité de s’entretenir pleinement avec les deux parties. Le processus ne fait que commencer. Comme l’a dit le président, il souhaiterait voir ‘que les deux parties sont raisonnables’ », a déclaré un responsable de l’administration au Times of Israel, sous couvert d’anonymat.

Il fait référence aux propos tenus par Trump dans une interview qu’il a accordée au journal Israel Hayom le mois dernier.

Le responsable a refusé de dire si la progression de la législation de certaines zones de la Cisjordanie, comme la banlieue de Jérusalem Maalé Adumim (qui appartiendrait à Israël dans n’importe quel accord de paix) serait considérée comme « déraisonnable » dans ce contexte.

Lundi, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a indiqué avoir reçu « reçu le message direct, pas indirectement, pas un indice, des États-Unis, qu’appliquer la souveraineté israélienne sur la Cisjordanie serait synonyme de crise immédiate avec la nouvelle administration ».

Le responsable à la Maison Blanche a confié au Times of Israel que l’administration était au courant des propos tenus par Liberman mais qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer publiquement au sujet des détails des échanges privés entre gouvernements ».

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