La Maison Blanche dénonce la politique de Twitter sur les messages de Khamenei
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La Maison Blanche dénonce la politique de Twitter sur les messages de Khamenei

La porte-parole de la Maison Blanche a critiqué Twitter pour sa réticence à censurer Khamenei et pour ses prises de position contre les tweets de Trump

La porte-parole de la Maison Blanche 
Kayleigh McEnany s'exprime le 10 juin 2020 dans la Brady Briefing Room de la Maison Blanche à Washington, DC. (Photo par SAUL LOEB / AFP)
La porte-parole de la Maison Blanche Kayleigh McEnany s'exprime le 10 juin 2020 dans la Brady Briefing Room de la Maison Blanche à Washington, DC. (Photo par SAUL LOEB / AFP)

Vendredi, la Maison Blanche a fustigé Twitter pour avoir autorisé à la publication et sans aucune censure les tweets du guide suprême iranien appelant à la destruction d’Israël. La porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, a déclaré que la politique du réseau social était « effarante ».

Mercredi, une responsable de Twitter a déclaré à la Knesset israélienne que de tels tweets, écrits par l’Ayatollah Ali Khamenei, ne contrevenaient pas aux restrictions de l’entreprise contre les propos haineux. Elle a indiqué qu’ils étaient considérés comme une « tentative de montrer ses muscles en politique étrangère ».

Interrogée sur la déclaration de Twitter sur le sujet, McEnany a fait une comparaison entre la position adoptée par l’entreprise envers l’Iran et la position qu’elle a prise sur des tweets polémiques du président américain Donald Trump. Certains de ses tweets ont reçu des avertissements et d’autres restrictions du réseau social pour violation des règles.

« Je pense que c’est très révélateur et cela vous montre où se situent ces réseaux sociaux, qui ne veulent pas évaluer les tweets de l’Ayatollah Khamenei mais sont prêts à évaluer ceux du président Trump », a déclaré McEnany.

Le Guide suprême iranien, l’Ayatollah Ali Khamenei, s’adresse à la nation dans un discours télévisé marquant l’anniversaire de la mort en 1989 de l’Ayatollah Ruhollah Khomeini, le leader de la révolution islamique de 1979, à Téhéran, en Iran, le 3 juin 2020. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

« C’est consternant et cela montre leur préjugé énorme et aveuglant envers les conservateurs et contre ce président », a-t-elle ajouté.

McEnany a souligné que l’administration cherchait à prendre des mesures et à déposer un recours à la Commission fédérale des Communications « pour tenir les médias responsables de leur censure » en les soumettant à des « actions en civil pour leurs propres propos, la vérification des faits et le retrait d’un réseau ».

Ylwa Pettersson, la responsable des politiques de Twitter pour les pays nordiques et Israël, a déclaré à la Commission pour l’Immigration, l’Absorption et les Affaires de la Diaspora de la Knesset à travers une vidéo-conférence mercredi : « Nous avons une position envers les leaders qui veut que les interactions directes, les commentaires sur des questions politiques actuelles, ou les tentatives pour montrer ses muscles en politique étrangère sur des questions militaires et économiques ne sont généralement pas en violation de nos règles. »

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