La Maison Blanche veut le renvoi d’une journaliste ayant qualifié Trump de “suprématiste blanc”
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La Maison Blanche veut le renvoi d’une journaliste ayant qualifié Trump de “suprématiste blanc”

Jemele Hill avait écrit lundi que le président américain était “de toute [sa] vie le président le plus ignorant, insultant”

Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, D.C., le 28 juin 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)
Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à Washington, D.C., le 28 juin 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

La Maison Blanche a estimé mercredi qu’une journaliste de la chaîne sportive ESPN devrait être licenciée pour avoir qualifié le président américain Donald Trump de « suprématiste blanc » sur Twitter.

« C’est l’un des commentaires les plus scandaleux qu’on puisse faire et je pense que c’est sûrement un motif de licenciement pour ESPN », a commenté la porte-parole de la présidence, Sarah Huckabee Sanders, interrogée sur le message de Jemele Hill, co-présentatrice de Sportscenter, l’émission phare de la chaîne TV.

Originaire de Detroit, la journaliste, noire, avait écrit lundi que Donald Trump était « de toute [sa] vie le président le plus ignorant, insultant », puis affirmé qu’il était « un suprématiste blanc qui s’est largement entouré d’autres suprématistes blancs. »

Cette affaire intervient alors que le président est accusé de ne pas avoir assez fermement condamné un rassemblement d’extrême-droite à Charlottesville à la mi-août. La manifestation avait tourné au drame et une femme de 32 ans avait été tuée par un sympathisant néo-nazi après des heurts entre des suprématistes blancs et des militants antiracistes.

Secouristes et policiers sur les lieux d'une attaque à la voiture bélier, visible à gauche, conduite par James Fields, contre des manifestants anti-racisme, à Charlottesville, en Virginie, le 12 aout 2017. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)
Secouristes et policiers sur les lieux d’une attaque à la voiture bélier, visible à gauche, conduite par James Fields, contre des manifestants anti-racisme, à Charlottesville, en Virginie, le 12 aout 2017. (Crédit : Paul J. Richards/AFP)

Les conservateurs américains reprochent également à la chaîne sportive ses commentaires trop politiques.

Face aux critiques, ESPN, qui appartient à Disney, avait affirmé dans un communiqué que les commentaires de sa journaliste « ne reflètent pas la position d’ESPN », assurant que Jemele Hill avait « reconnu que son acte était déplacé ».

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