La maison du terroriste de Petah Tikva démolie par l’armée
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La maison du terroriste de Petah Tikva démolie par l’armée

Des affrontements ont eu lieu lors de la destruction du domicile de Khalil Abd al-Khaliq Dweikat, accusé d'avoir tué le rabbin Shai Ohayon au mois d'août

Les forces israéliennes de sécurité démolissent la maison d'un Palestinien soupçonné d'avoir mortellement poignardé un rabbin lors d'un attentat terroriste, dans le village de Rujeeb, dans le nord de la Cisjordanie, le 2 novembre 2020. (Crédit : Armée israélienne)
Les forces israéliennes de sécurité démolissent la maison d'un Palestinien soupçonné d'avoir mortellement poignardé un rabbin lors d'un attentat terroriste, dans le village de Rujeeb, dans le nord de la Cisjordanie, le 2 novembre 2020. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée a démoli l’habitation d’un Palestinien accusé d’avoir mortellement poignardé un rabbin israélien au mois d’août, à proximité de Tel Aviv.

Des vidéos et des photos publiées sur les réseaux sociaux ont montré les engins militaires en train de raser la maison de Khalil Abd al-Khaliq Dweikat à Rujeeb, au sud de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, lundi en tout début de matinée.

Dweikat avait été arrêté peu après l’attaque mortelle au couteau du rabbin Shai Ohayon, père de quatre enfants et âgé de 39 ans, à Petah Tikva, près de Tel Aviv.

« Cette démolition a été exécutée après le rejet par la Haute Cour, le 25 octobre, de l’appel déposé par la famille du terroriste », a indiqué Tsahal dans un communiqué.

Des échauffourées ont éclaté pendant la démolition de la maison. Un Palestinien au moins aurait été blessé.

Les forces israéliennes de sécurité démolissent la maison d’un Palestinien soupçonné d’avoir mortellement poignardé un rabbin lors d’un attentat terroriste, dans le village de Rujeeb, dans le nord de la Cisjordanie, le 2 novembre 2020. (Crédit : Armée israélienne)

Selon l’armée israélienne, ce sont environ 150 Palestiniens qui ont pris part à l’émeute, faisant brûler des pneus et jetant des pierres et des bouteilles de verre remplies de peinture.

« Les soldats israéliens ont répliqué en utilisant des armes de dispersion », a rapporté Tsahal.

Au mois de septembre, Dweikat avait été mis en examen pour meurtre aggravé pour l’attentat qui a tué Ohayon, le 26 août.

Ohayon appartenait à la communauté ultra-orthodoxe de Petah Tikva et il étudiait à plein temps au sein d’une institution religieuse, un Kollel, dans la ville voisine de Kfar Saba, selon les médias ultra-orthodoxes.

Le rabbin Shai Ohayon, qui a été poignardé à mort dans un attentat apparemment terroriste au carrefour de Segula, le 26 août 2020. (Autorisation)

Dweikat, père de six enfants, n’avait pas d’antécédents d’activités terroristes, avait déclaré le Shin Bet peu après l’attaque.

Des documents du tribunal, qui avaient été rendus publics à ce moment-là, avaient précisé que Dweikat avait avoué son crime aux enquêteurs. Et, avaient noté les procureurs, l’accusé n’avait « montré aucune empathie, aucun remord ou regret pour la victime ou sa famille » tout au long de l’enquête.

Les autorités israéliennes entreprennent souvent des actions punitives, comme les démolitions de maison, avant même une condamnation. Jérusalem défend cette pratique controversée en disant qu’elle est un outil de dissuasion contre de futurs attentats et les responsables affirment que la rapidité, dans cet acte de démolition, est indispensable, l’efficacité de cette mesure perdant de sa force le temps passant.

Selon l’acte d’accusation, Dweikat travaillait sur un chantier de construction dans la ville et avait un permis de séjour en Israël valide. « L’accusé a réfléchi et il a pris la décision de tuer un citoyen ou un soldat israélien juif avec un couteau… pour la Palestine, le peuple palestinien, la mosquée Al-Aqsa et Allah », avaient écrit les procureurs.

Sivan Ohayon et des membres de la famille arrivent à une audience du procès de Khalil Doikat, le terroriste palestinien accusé du meurtre du rabbin Shai Ohayon à Petah Tikva le mois dernier, à Lod, le 7 septembre 2020. (Crédit : Flash90)

Le 26 août, Dweikat s’était saisi d’un couteau dans la cuisine du chantier et était parti à la recherche d’une victime. Au bout d’une heure, vers 13h15, il avait vu Ohayon, qu’il avait identifié par son apparence comme étant un Juif ultra-orthodoxe.

Khalil Abd al-Khaliq Dweikat, le terroriste palestinien accusé du meurtre du rabbin Shai Ohayon à Petah Tikva, participe à une audience de son procès par visioconférence, le 7 septembre 2020. (Crédit : Flash90)

« L’accusé avait sorti le couteau de sa poche et avait poignardé le défunt, lui faisant trois entailles profondes », avaient expliqué les procureurs.

Ohayon avait appelé à l’aide et un passant, remarquant ce qui se passait, avait jeté un objet sur Dweikat dans le but d’aider la victime.

« Ce n’est qu’alors que l’accusé a laissé le défunt, qui était déjà dans un état critique, a mis le couteau couvert de sang dans la poche de son pantalon et a commencé à s’éloigner », selon l’acte d’accusation.

Des images de la scène enregistrées par les caméras de surveillance avaient ensuite montré Dweikat traversant calmement un carrefour avec des civils, avant que la police ne l’approche.

Le service de sécurité du Shin Bet avait qualifié le meurtre d’attaque terroriste.

Il est très inhabituel que des Palestiniens ayant un permis de travail commettent des attentats en Israël, étant soumis à d’importants contrôles de leurs antécédents et des vérifications régulières de la part des services de sécurité israéliens.

De même, il est rare que les attaques de type « loup solitaire » soient perpétrées par des hommes d’âge moyen ; les terroristes sont généralement des adolescents ou des jeunes d’une vingtaine d’années.

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