La ministre française des Armées renvoie dos à dos le Hezbollah et l’armée israélienne
Dans le climat qui s’est installé depuis quelques mois entre la France et Israël, cette phrase n’est pas passée inaperçue
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Interviewée ce mardi 28 avril sur le plateau de BFM TV, Catherine Vautrin, la ministre française des Armées a dit « n’accepter ni le Hebzollah ni Tsahal » et a renvoyé la responsabilité originelle de l’escalade meurtrière au Liban sur Israël et les États-Unis.
« La France ne peut pas accepter ni le Hezbollah, ni Tsahal », a déclaré face à Maxime Switek, la ministre des Armées Catherine Vautrin.
Dans le climat qui s’est installé depuis quelques mois entre la France et Israël, cette phrase n’est pas passée inaperçue.
S’exprimant sur le Liban et Israël, sur la chaine du franco-libanais d’origine syrienne Rodolphe Saadé, elle a enfoncé le clou en expliquant que « Les uns comme les autres, ont des attitudes qui sont inacceptables » avant d’affirmer : « Cette guerre-là, le fait générateur c’est l’attaque sur l’Iran » et de « condamner la réplique de Tsahal aux attaques du Hezbollah. »
Des propos qui choquent
Plusieurs réactions sont apparues depuis cette interview sur les réseaux sociaux, notamment celle de l’ancien Premier ministre Manuel Valls.
Celui-ci a ainsi écrit sur son compte Facebook : « Les propos de la ministre Vautrin sur BFM ce 28 avril sont incompréhensibles. En tentant de clarifier la position de la France, elle a mis sur le même plan Tsahal – armée régulière d’un pays démocratique et allié de la France – et le Hezbollah – organisation reconnue par la France elle-même comme terroriste. C’est une faute diplomatique qui nous disqualifie davantage encore aux yeux d’Israël, alors que Libanais et Israéliens négocient directement la paix à Washington. Sans nous. Nous qui prétendons soutenir le Liban. »
Expliquant qu’on ne peut traiter avec le Hezbollah et le mettre sur le même plan qu’une armée régulière et souveraine, ce qui rend inaudible la parole de la France, il a pointé sa « prise en otage d’un état entier » et le fait « d’avoir du sang français sur les mains ».
Après avoir rappelé « la voix singulière de la France » qui ne doit pas être affaiblie par ses ambiguïtés, l’ancien premier ministre a conclu : « Il est encore temps de choisir son camp avec lucidité. Pas contre le Liban, pour lui. Un Liban souverain, débarrassé du Hezbollah, en paix avec Israël. »
Rappelons que les propos de Catherine Vautrin s’inscrivent dans un contexte de défiance réciproque et d’hostilité larvée entre la France et Israël, depuis le 7-Octobre principalement.
la Communauté du Times of Israël !







