La nageuse médaillée d’or inspirée par son histoire juive
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La nageuse médaillée d’or inspirée par son histoire juive

Pour Katie Ledecky, l’histoire de sa grand-mère pendant l’Holocauste l’a menée vers le succès

Katie Ledecky a remporté l'or et instauré un nouveau record du monde dans le 400m nage libre au deuxième jour des Jeux olympiques de Rio, le 7 août 2016. (Crédit : Al Bello/Getty Images via JTA)
Katie Ledecky a remporté l'or et instauré un nouveau record du monde dans le 400m nage libre au deuxième jour des Jeux olympiques de Rio, le 7 août 2016. (Crédit : Al Bello/Getty Images via JTA)

JTA – Il n’y a pas de discussion, Katie Ledecky est actuellement la meilleure nageuse de la planète. Le jeune fille de 19 ans, originaire de Bethesda, dans le Maryland, qui a gagné la médaille d’or des JO de Londres 2012 à 15 ans, n’a jamais perdu la finale d’une compétition internationale importante.

A présent elle a de bonnes chances de rapporter 5 médailles des Jeux de Rio, et elle pourrait dépasser quelques records mondiaux en chemin (elle en a déjà surmonté plusieurs pendant sa courte carrière).

Comment quelqu’un de moins de 20 ans est-il prêt à entrer dans la discussion sur les meilleures nageuses de l’histoire ?

Une partie de l’inspiration de Ledecky, comme l’a révélé son portrait dans Sports Illustrated en juin, provient de l’histoire de sa grand-mère juive, Beta, 83 ans. Berta, qui est tchèque, est la mère du père de Ledecky.

Berta et son mari non juif Jaromir (que l’on appelle Jerry) se sont rencontrés aux Etats-Unis en 1956, environ huit ans après l’arrivée de Jerry depuis Prague avec seulement cinq dollars en poche. Berta, que l’écrivain S.L. Price a décrite comme une femme « formidable », a passé un an à être traductrice pour Albert Einstein à l’institut polytechnique de Brooklyn.

Quand Katie avait 10 ans, Berta l’a emmenée dans un cimetière juif de Prague et lui a montré les tombes des membres de sa famille qui sont morts pendant l’Holocauste.

Price n’a pas précisé le nombre exact de personnes que Berta a perdu pendant la Deuxième Guerre mondiale. Price écrit que le « carburant » qui conduit Ledecky comprend la visite à « un cimetière juif de Prague ».

Alors qui sait, quand Ledecky nagera pour l’or cette semaine, elle pourrait bien avoir à l’esprit sa grand-mère juive.

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