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La Nouvelle Zélande veut rétablir ses liens avec Israël

Le nouveau chef de la diplomatie souhaite restaurer les liens brisés après que Wellington a parrainé une résolution anti-Israël à l'ONU

Le secrétaire aux Affaires étrangères britannique (droite) avec Gerry Brownlee, ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, à Washington DC le 21 juillet 2016. (Crédit : Département d'État/Domaine public)
Le secrétaire aux Affaires étrangères britannique (droite) avec Gerry Brownlee, ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, à Washington DC le 21 juillet 2016. (Crédit : Département d'État/Domaine public)

Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Gerry Brownlee, récemment entré en poste a pris contact avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour tenter de restaurer les relations diplomatiques avec Israël.

Brownlee a reçu son mandat ministériel mardi, le jour même où Israël fêtait son 69e anniversaire. Quelques heures après, il a écrit au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour relancer les relations diplomatiques.

« J’ai écrit un courrier avec M. Netanyahu hier, tout d’abord pour présenter mes meilleurs vœux à l’occasion de leur Journée de l’Indépendance, mais également pour manifester mon désir de relancer les relations entre Israël et la Nouvelle-Zélande, en reconnaissant que nous avons une synergie dans le secteur de l’innovation, de l’agriculture et d’autres choses encore », a-t-il déclaré aux médias locaux.

Browlee a confirmé que d’autres efforts sont à mettre en œuvre, mais qu’il est déterminé quant à l’importance de revenir à la solidité des relations diplomatiques d’autrefois.

La Nouvelle-Zélande avait co-parrainé une résolution au Conseil de Sécurité des Nations unies qui condamnait les implantions israéliennes en Cisjordanie.

En décembre, Israël a réagi et a rappelé son ambassadeur en Nouvelle-Zélande et a suspendu le droit de déplacement de l’ambassadeur néo-zélandais en Israël, basé en Turquie.

Netanyahu avait été excédé par l’implication de la Nouvelle-Zélande dans cette résolution à l’ONU, adoptée à l’unanimité. Le Premier ministre israélien avait appelé celui qui était alors ministre des Affaires étrangères Murray McCully et avait menacé d’interpréter ce parrainage comme une « déclaration de guerre ».

Il a également appliqué des sanctions diplomatiques à l’encontre d’autres pays qui ont soutenu cette mesure, notamment en annulant des rencontres et en rappelant des ambassadeurs.

Brownlee a déclaré qu’il espérait que la lettre permettra aux ministres des Affaires étrangères de commencer à étudier le rétablissement des relations diplomatiques.

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