La Paix maintenant contre le feu vert à l’expropriation de terres palestiniennes
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La Paix maintenant contre le feu vert à l’expropriation de terres palestiniennes

L'ONG de gauche fulmine contre un avis juridique du ministère de la Justice qui donne le feu vert à l'expropriation de terres palestiniennes afin de légaliser un avant-poste

Un groupe d'habitants retournent vers un avant-poste situé aux abords de l'implantations de Talmon, en Cisjordanie, après une attaque présumée contre des Palestiniens locaux (Crédit : YouTube/ Haaretz)
Un groupe d'habitants retournent vers un avant-poste situé aux abords de l'implantations de Talmon, en Cisjordanie, après une attaque présumée contre des Palestiniens locaux (Crédit : YouTube/ Haaretz)

Le mouvement de gauche La Paix Maintenant fulmine contre un avis juridique du ministère de la Justice qui donne le feu vert à l’expropriation de terres privées palestiniennes afin de légaliser l’avant-poste de Haresha en Cisjordanie centrale.

« Cette décision est une parodie de justice. Depuis que la loi de régulation est bloquée devant les tribunaux, le ministère de la Justice utilise à nouveau toutes les justifications fallacieuses qu’il peut concocter pour exproprier des terres palestiniennes privées afin de disséquer la Cisjordanie avec ses implantations jusqu’à ce qu’ils aient réalisé leur programme d’apartheid à État unique », a déclaré l’ONG de gauche dans un communiqué.

L’avis adopté jeudi permet aux autorités israéliennes de saisir temporairement des terres afin de tracer une route d’accès à Haresha, qui est située près de l’implantation de Talmon.

Alors que le procureur général Avichai Mandelblit a statué en novembre 2017 que les terres palestiniennes pourraient être expropriées définitivement tant que les propriétaires initiaux seraient indemnisés, l’avis juridique du ministère de la Justice recommande que la route d’accès soit réalisée sous la forme d’un tunnel souterrain passant sous des terres privées palestiniennes menant à Haresha.

La construction d’une route d’accès est la dernière étape requise par l’Etat avant de pouvoir légaliser Haresha. Il y a plus d’une décennie, l’État avait averti la Cour suprême qu’il avait l’intention de faire.

Satisfaction de Yesha

Yesha, le conseil représentant les implantations de Judée-Samarie salue pour sa part, l’avis juridique du ministère de la Justice.

« Nous remercions tous ceux qui se sont penchés sur cette question et ont apporté cette solution », a déclaré le Conseil de Yesha dans un communiqué.

« Nous espérons que les procédures de planification et de légalisation seront mises en œuvre dans les plus brefs délais. »

Le groupe de coordination représentant tous les présidents de conseil israéliens en Cisjordanie dit qu’il espère que l’État fera des efforts supplémentaires pour légaliser d’autres avant-postes à travers la Cisjordanie.

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