La personnalité d’Hitler analysée par un psychologue en 1943
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La personnalité d’Hitler analysée par un psychologue en 1943

"Aucun traitement humain ou pitié n'est à attendre de sa part", concluait Henry Murray

Adolf Hitler lors d'un rassemblement nazi à Weimar, en Allemagne, octobre 1930 (Crédit : domaine public)
Adolf Hitler lors d'un rassemblement nazi à Weimar, en Allemagne, octobre 1930 (Crédit : domaine public)

En 1943, le Bureau des service stratégiques américain, qui deviendra la CIA deux ans plus tard, fait appel à Henry Murray, professeur de psychologie à Harvard, pour analyser la personnalité d’Hitler afin d’essayer d’anticiper le comportement du dictateur nazi.

« Analyse de la personnalité d’Adolf Hitler – avec prédictions de son comportement futur et suggestions pour traiter avec lui maintenant et après » est un document de plus de 200 pages divisé en six sections.

Cette étude effectuée pendant la guerre permet de distinguer sept points cruciaux de la personnalité d’Hitler rapporte le site Atlantico.

L’enfance du dictateur est une période cruciale ou se développe ses frustrations et son sentiment d’infériorité lié à son physique chétif.

La dimension du physique est très importante chez le dictateur, qui voue un véritable culte à la force physique et à la beauté sur le standard de ce qu’il appellera la « race aryenne » en totale opposition avec ce qu’il représente.

Henry Murray a mis en avant le rapport compliqué que le dictateur entretenait avec ses deux parents durant l’enfance. Il déteste son père qu’il considère comme tyrannique et brutal et développe un complexe d’Oedipe particulièrement fort envers sa mère qu’il souhaite protéger de son père.

Selon ce rapport, Hitler aurait également un complexe d’infériorité du fait de ses origines. Autrichien de naissance, il prône dans sa rhétorique fasciste l’existence d’une race pure aryenne de souche allemande. D’autre part, selon des rumeurs son grand-père et son parrain auraient été juifs.

Hitler voue une haine obsessionnelle contre le peuple juif qui est selon lui à l’origine de tous les maux de l’Allemagne d’après-guerre.

Hitler est incapable d’entretenir des rapports normaux avec les femmes où il se sent obligé de dominer ses partenaires notamment sexuellement en ayant des pratiques masochistes.

Henry Murray analyse également les crises de doute du Fürher, qui face à la pression pouvait avoir des crises de larmes. « Il fait des cauchemars en raison de sa mauvaise conscience et connaît de longues périodes durant lesquelles toute énergie, confiance en lui et capacité à faire des choix le quittent », rapporte le psychologue ce qui illustre l’instabilité émotionnelle du dictateur.

En conclusion, Henry Murray indiquait « aucun traitement humain ou pitié n’est à attendre de sa part ».

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