La plus petite unité de stockage de données du monde est israélienne
Rechercher

La plus petite unité de stockage de données du monde est israélienne

Selon les chercheurs de l'université de Tel Aviv, cette découverte pourra améliorer la vitesse et la consommation énergétique des dispositifs électroniques

L'étudiante en doctorat Maayan Wizner Stern utilise une pince à épiler pour présenter un dispositif électronique de stockage d'une épaisseur équivalent à deux atomes dans une vidéo diffusée le 30 juin. (Capture d'écran : YouTube/Université de Tel Aviv)
L'étudiante en doctorat Maayan Wizner Stern utilise une pince à épiler pour présenter un dispositif électronique de stockage d'une épaisseur équivalent à deux atomes dans une vidéo diffusée le 30 juin. (Capture d'écran : YouTube/Université de Tel Aviv)

Les chercheurs de l’université de Tel Aviv ont dévoilé mercredi « la technologie la plus minuscule du monde » dont l’objectif est de stocker des informations sur l’unité la plus légère et étroite connue par la science.

Ce film est constituée d’une couche de l’épaisseur d’un atome de bore et d’une couche semblable de nitrogène, ces deux pellicules étant placées l’une sur l’autre. Il peut stocker des informations électriques et l’université a établi qu’un tel stockage « est susceptible d’améliorer de manière significative les dispositifs en termes de vitesse, de densité et de consommation énergétique ».

Selon l’université, les nanodispositifs de stockage les plus innovants font au moins cent atomes d’épaisseur.

Le professeur Moshe Ben Shalom de l’université de Tel Aviv, qui a été impliqué dans le projet, a noté que le nombre plus petit d’atomes dans le dispositif pouvait améliorer la vitesse et réduire la consommation énergétique.

« Notre recherche est née de notre curiosité sur le comportement des atomes et des électrons dans les matériaux solides – ces matériaux qui génèrent un grand nombre des technologies qui soutiennent notre mode de vie contemporain », a-t-il déclaré.

Il a noté que la finesse de la structure permettait un stockage « sur la base de la capacité quantique des électrons à se déplacer rapidement et efficacement à travers des barrières qui n’ont l’épaisseur que de quelques atomes ».

Maayan Wizner Stern, étudiante en doctorat qui a dirigé l’étude, a dit croire que la technologie pourrait avoir des applications qui iraient bien au-delà du seul stockage.

« Nous nous attendons à ce que cette technologie contribue aux détecteurs, au stockage et à la transformation de l’énergie, à l’interaction avec la lumière, etc. Notre défi, tel que nous le voyons, est de découvrir un plus grand nombre de cristaux avec de nouveaux degrés de liberté », a-t-elle commenté.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...