Israël en guerre - Jour 148

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La police arrête 15 personnes brandissant des drapeaux palestiniens au mont du Temple

Dans l'ensemble, les prières du vendredi se sont déroulées dans le calme mais la police a dû intervenir lors d'un rassemblement faisant l'éloge d'un attentat terroriste meurtrier

Des Palestiniens brandissant des drapeaux après la prière du vendredi dans l'enceinte de la mosquée Al Aqsa, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 7 avril 2023. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)
Des Palestiniens brandissant des drapeaux après la prière du vendredi dans l'enceinte de la mosquée Al Aqsa, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 7 avril 2023. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

Les prières de vendredi midi à la mosquée Al-Aqsa se sont déroulées presque sans incident pour les plus de 60 000 musulmans présents sur le lieu saint de Jérusalem, alors que les tensions sécuritaires exacerbées par les passions autour du site ont déclenché des attaques contre Israël sur de multiples fronts, menaçant une fois de plus de faire basculer la région dans une guerre.

Le rassemblement au sanctuaire, qui a connu plusieurs jours d’affrontements entre la police israélienne et des émeutiers palestiniens, s’est terminé par une nouvelle vague de frictions lorsque des centaines de personnes se sont rassemblées pour agiter des drapeaux du Hamas et de la Palestine à la fin des prières.

Les fidèles ont scandé des chants à la gloire d’une attaque terroriste dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, au cours de laquelle deux sœurs israéliennes ont été tuées vendredi, et ils ont apporté leur soutien au Liban après que 34 roquettes ont été lancées sur Israël depuis ce territoire jeudi, lors des pires violences transfrontalières depuis 2006.

La police a déclaré que 15 personnes avaient été arrêtées « soupçonnées d’avoir brandi des drapeaux de l’organisation terroriste et d’avoir scandé des chants incitatifs ».

La police avait pénétré dans l’enceinte après les prières du matin pour disperser une émeute après que des agitateurs eurent commencé à lancer des pierres, ont indiqué les autorités.

Environ 2 300 agents de la police israélienne et de la police des frontières ont été déployés à Jérusalem et dans ses environs pour assurer le calme ce vendredi, ont indiqué les autorités.

Les responsables de la sécurité craignaient une escalade en raison de la fête musulmane du ramadan, qui connaît souvent une recrudescence des tensions israélo-palestiniennes et coïncide cette année avec Pessah, qui a débuté mercredi soir, et avec les fêtes de Pâques. Les deux premières semaines du ramadan se sont déroulées relativement sans heurts.

La police a déclaré dans un communiqué que les forces resteraient renforcées tout au long du ramadan « afin de maintenir la sécurité et l’ordre, de faire face aux instigateurs et aux fauteurs de troubles, et de permettre la liberté de culte dans la Vieille Ville et les lieux saints de Jérusalem ».

Les violences actuelles ont débuté mardi à la suite d’affrontements entre les forces de sécurité israéliennes et des émeutiers palestiniens à la mosquée Al-Aqsa, qui se trouve sur le site du mont du Temple, point névralgique de la Vieille Ville de Jérusalem.

Les combats ont déclenché des tirs de roquettes depuis Gaza jeudi et, dans le cadre d’une escalade significative, un barrage inhabituel de près de 34 roquettes en provenance du Liban et dirigées vers le nord d’Israël. Israël a réagi en bombardant des sites du Hamas à Gaza et au Liban, où le groupe terroriste palestinien exerce une influence considérable dans les camps de réfugiés.

Plus tôt dans la journée de vendredi, la police a arrêté plus de 20 personnes, dont des mineurs, dans des villes à majorité arabe du nord d’Israël et de Jérusalem-Est pour divers troubles, alors que l’on craint que le pays ne connaisse une répétition du ramadan 2021, lorsque les tensions ont débouché sur des jours de guerre avec Gaza et sur des violences collectives enflammées de la part de groupes d’Arabes et de Juifs dans des villes mixtes à l’intérieur d’Israël.

Des milliers de fidèles musulmans assistant aux prières du vendredi du ramadan, dans l’enceinte de la mosquée Al Aqsa, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 7 avril 2023. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

L’armée recherchait également vendredi les terroristes présumés à l’origine d’une fusillade en Cisjordanie au cours de laquelle deux sœurs israéliennes ont été tuées et leur mère grièvement blessée.

Le groupe terroriste palestinien du Hamas a salué cette fusillade meurtrière, la qualifiant de « réponse naturelle aux crimes continus de l’occupation contre la mosquée Al-Aqsa et à son agression barbare contre le Liban et la solide Bande de Gaza ».

Le Hamas a mis en garde Israël contre « la poursuite de ses crimes contre la mosquée Al-Aqsa », affirmant que le lieu saint doit rester « purement islamique, sans place pour l’occupation ou la souveraineté [israélienne] ».

Un officier de police israélien emportant les restes d’une roquette interceptée, tirée depuis le Liban et tombée sur la ville de Shlomi, dans le nord d’Israël, le 6 avril 2023. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Plusieurs attentats ont également eu lieu en Cisjordanie : trois soldats ont été blessés dans une attaque à la voiture-bélier samedi, et deux autres, dans deux fusillades, mercredi et jeudi.

La semaine dernière, deux soldats ont été blessés, dont un grièvement, dans une attaque terroriste à l’arme blanche près de la base militaire de Tzrifin, dans le centre d’Israël.

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