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Cérémonie du « feu sacré » : l’Eglise orthodoxe grecque en colère contre la police

Citant le mouvement de foule mortel lors du pèlerinage juif en 2021 au mont Meron, Yoram Segal a dit ne pas vouloir "répéter cette grave expérience"

Les fidèles chrétiens orthodoxes tiennent des bougies allumées au "feu sacré" lors d'un rassemblement à l'église du Saint-Sépulcre de la Vieille Ville de Jérusalem lors de la Pâque orthodoxe, le 7 avril 2018 
 (Crédit : AFP PHOTO / GALI TIBBON)
Les fidèles chrétiens orthodoxes tiennent des bougies allumées au "feu sacré" lors d'un rassemblement à l'église du Saint-Sépulcre de la Vieille Ville de Jérusalem lors de la Pâque orthodoxe, le 7 avril 2018 (Crédit : AFP PHOTO / GALI TIBBON)

L’Eglise orthodoxe grecque a dénoncé mercredi les « restrictions autoritaires » et « excessives » imposées, selon elle, par les autorités israéliennes pour la tenue de la célébration pascale dite du « feu sacré » à Jérusalem et appelé tous les chrétiens à y participer.

La police israélienne a annoncé des restrictions pour cette cérémonie devant se tenir samedi, notamment sur le nombre de fidèles pouvant accéder à l’intérieur de l’église, limité à 1 800.

La police israélienne a en effet indiqué mercredi que ces restrictions avaient pour but d’assurer la sécurité.

« Nous comprenons les sentiments religieux des gens qui veulent participer à la cérémonie (…) Mais malheureusement, tout le monde ne peut pas entrer dans l’église par mesure de sécurité », a affirmé Yoram Segal, un responsable de la police du district de Jérusalem, précisant que la cérémonie serait diffusée sur des écrans dans la Vieille Ville.

Lors d’un appel téléphonique avec la presse, des responsables de la police ont déclaré que les limites de fréquentation – 1 800 personnes à l’intérieur de l’église, ce qui, selon les responsables grecs orthodoxes, représente une fraction des années précédentes – avaient été fixées par les normes fixées par les ingénieurs.

Les victimes de la catastrophe du mont Meron, le 30 avril 2021 : rangée supérieure (de gauche à droite) : Chen Doron, Haim Rock, Ariel Tzadik, Yossi Kohn, Yisrael Anakvah, Yishai Mualem, Yosef Mastorov, Elkana Shiloh et Moshe Levy; 2e rangée (de gauche à droite) : Shlomo Zalman Leibowitz, Shmuel Zvi Klagsbald, Mordechai Fakata, Dubi Steinmetz, Abraham Daniel Ambon, Eliezer Gafner, Yosef Greenbaum,Yehuda Leib Rubin et Yaakov Elchanan Starkovsky; 3e rangée (de gauche à droite) : Haim Seler, Yehoshua Englard, Moshe Natan Neta Englard, Yedidia Hayut, Moshe Ben Shalom, David Krauss, Eliezer Tzvi Joseph, Yosef Yehuda Levy et Yosef Amram Tauber; 4e rangée (de gauche à droite) : Menachem Knoblowitz, Elazar Yitzchok Koltai, Yosef David Elhadad, Shraga Gestetner, Yonatan Hebroni, Shimon Matalon, Elazar Mordechai Goldberg, Moshe Bergman et Daniel Morris; 5e rangée (de gauche à droite) : Ariel Achdut, Moshe Mordechai Elhadad, Hanoch Slod, Yedidya Fogel, Menahem Zakbah, Simcha Diskind, Moshe Tzarfati, Nahman Kirshbaum et Eliyahu Cohen. (Autorisation)

Citant le mouvement de foule mortel lors du pèlerinage juif en 2021 au mont Meron, M. Segal a dit ne pas vouloir « répéter cette grave expérience ». 45 personnes étaient mortes dont 16 adolescents et enfants.

Plusieurs milliers de fidèles participent chaque année, à la veille de la Pâque orthodoxe, à la cérémonie du « feu sacré » dans la basilique du Saint-Sépulcre, construite selon la tradition sur le site où les chrétiens situent l’épisode de la crucifixion de Jésus, de sa mise au tombeau et de sa résurrection.

Le père Mattheos Siopis a dénoncé mercredi devant des journalistes ce qu’il appelle des « restrictions excessives » qui « limiteront l’accès des chrétiens à l’église du Saint-Sépulcre et à la cérémonie du feu sacré ». « Nous invitons tous ceux qui veulent participer à la cérémonie à le faire », a dit le père Siopis.

Pendant la cérémonie, moment le plus important du christianisme oriental, des prêtres reçoivent miraculeusement, d’après eux, le feu sacré à l’intérieur de la tombe de Jésus, puis le transmettent, de cierge en cierge, aux fidèles réunis dans l’église puis à l’extérieur. La flamme est ensuite acheminée vers les Eglises orthodoxes à l’étranger, via des vols spéciaux.

Des pèlerins chrétiens tiennent des bougies alors qu’ils se rassemblent pendant la cérémonie du feu sacré à l’église du Saint-Sépulcre, dans la Vieille Ville de Jérusalem, samedi 23 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Maya Alleruzzo)

Ce rite millénaire, symbole d’éternité, de paix et de renouveau, est principalement célébré par des pèlerins, en majorité d’Europe orientale, mais aussi par la communauté palestinienne orthodoxe en Israël.

L’an passé, des échauffourées avaient éclaté entre des fidèles et la police qui avait placé des barrières dans le quartier chrétien de la Vieille Ville, une mesure vivement dénoncée par le patriarcat orthodoxe.

Cette célébration à venir survient cette année en pleine vague de violence dans la région et dans la Vieille Ville, où des affrontements ont récemment eu lieu entre la police et des fidèles musulmans sur le lieu saint le plus sensible de Jérusalem, l’enceinte du mont du Temple qui abrite la mosquée Al-Aqsa.

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