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La police enquête sur Zvika Fogel pour ses propos incitant à la violence

L’examen suit les propos du député d’Otzma Yehudit qui a déclaré après l'émeute meurtrière "une Huwara encerclée et brûlée – voilà ce que je veux voir"

Zvika Fogel, député d'Otzma Yehudit, assistant à une réunion de commission de la Knesset, le 1er février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Zvika Fogel, député d'Otzma Yehudit, assistant à une réunion de commission de la Knesset, le 1er février 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La police s’apprête à ouvrir une enquête concernant les propos incitant à la violence de Zvika Fogel, membre de la coalition, qui a exprimé son soutien aux émeutiers qui ont incendié en début de semaine des dizaines de véhicules palestiniens ainsi que plusieurs maisons dans le nord de la Cisjordanie.

La procureure générale Gali Baharav-Miara et le procureur d’État Amit Aisman ont autorisé la police à ouvrir une enquête sur Fogel, chef de la commission de Sécurité nationale de la Knesset.

Lundi, le député d’Otzma Yehudit, un ancien général de brigade de l’armée israélienne, a apporté son soutien sans ambiguïté aux résidents extrémistes des implantations, en déclarant : « Une Huwara fermée et brûlée – voilà ce que je veux voir ».

« C’est la seule façon d’avoir un effet dissuasif. Après un meurtre comme celui d’hier, nous avons besoin de villages brûlés lorsque Tsahal n’agit pas. » a déclaré Fogel à la radio de l’armée.

Quelques heures après l’attaque terroriste par balles d’un Palestinien qui a tué les frères Hallel Yaniv, 21 ans, et Yagel Yaniv, 19 ans, de l’implantation de Har Bracha, des centaines de résidents des implantations se sont déchaînés à Huwara et dans d’autres villes voisines, laissant un Palestinien mort et plusieurs autres gravement blessés, dans ce qu’un général de haut rang a qualifié de « pogrom ». Six autres suspects ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi en relation avec l’incident.

Dans une déclaration, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, président d’Otzma Yehudit, a critiqué le procureur général pour avoir autorisé l’enquête de police, affirmant qu’il y avait « une loi pour la droite et une loi pour la gauche, preuve évidente de la nécessité de la réforme [judiciaire] ».

Un Palestinien marche entre des voitures brûlées dans une casse après une émeute des habitants, dans la ville de Huwara, près de la ville de Naplouse en Cisjordanie, le 27 février 2023. (Crédit : Ohad Zwigenberg/AP)

Suite à l’indignation suscitée par ses commentaires, Fogel a écrit sur Twitter que ses propos avaient été « déformés », sans toutefois expliquer dans quelle mesure.

Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, n’a pas tardé à réagir aux commentaires de Fogel. « Ce n’est pas un gouvernement entièrement de droite [comme ses partisans l’ont fièrement appelé], c’est un gouvernement d’anarchie à part entière. Le député Fogel devrait aller en prison pour incitation au terrorisme », a-t-il écrit sur Twitter.

Le député Mickey Levy, du parti Yesh Atid de Lapid, a exhorté la coalition à limoger Fogel de son poste de chef de la commission de Sécurité nationale.

Ce n’est pas la première fois que Fogel tient des propos controversés. En janvier, il a demandé l’arrestation de dirigeants de l’opposition et de deux anciens députés, les accusant de « trahison envers l’État » et les déclarant « les personnes les plus dangereuses à l’heure actuelle », ce qui a suscité une condamnation générale au sein du centre-gauche et de la part du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Michael Bachner a contribué à cet article.

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