La population d’Outardes houbara, en péril, se stabilise en Israël
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La population d’Outardes houbara, en péril, se stabilise en Israël

Les gardes forestiers en dénombrent 400 dans le pays, dont 246 dans le désert du Néguev, mais des dangers menacent toujours cet oiseau rare

Une outarde houbara en vol. (Crédit : Shmulik Yaari, Autorité israélienne de la nature et des parcs)
Une outarde houbara en vol. (Crédit : Shmulik Yaari, Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Alors que les inquiétudes portant sur une possible extinction de l’oiseau étaient réelles, les outardes houbara asiatiques ont vu leur population se stabiliser en Israël ces dernières années, selon un récent décompte annuel réalisé par l’Autorité israélienne de la nature et des parcs.

Les gardes forestiers ont recensé 225 oiseaux dans les frontières de la base aérienne de Hatzerim et dans la réserve naturelle adjacente, située à proximité de la ville de Beer Sheva, où ils jouissent d’une tranquillité relative. 21 autres ont été identifiés à Nitzana et Ezuz, dans le sud-est du pays, à la frontière égyptienne.

L’année dernière, 193 oiseaux avaient été recensés dans les deux sites.

L’INPA (l’Autorité de la nature et des parcs d’Israël) a déclaré que les chiffres n’avaient cessé de côtoyer le seuil des 200 outardes houbara au sein de l’État juif au cours de la dernière décennie, ce qui indique que l’espèce s’est stabilisée.

Espèces catégorisée comme vulnérable au niveau international, l’outarde houbara est en danger d’extinction en Israël en raison du braconnage et d’une réduction drastique de son habitat entraînée par les constructions, l’agriculture et l’élevage. Certaines activités – comme le quad et autres sports automobiles en nature – ont délogé les oiseaux.

Chaque mâle houbara contrôle un territoire de plusieurs kilomètres carrés.

Une outarde houbara. (Crédit : Shmulik Yaari, Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Jusque dans les années 1970, l’espèce nichait dans de nombreuses régions du pays.

Aujourd’hui, il n’en resterait qu’environ 400 au total.

Le houbara est considéré comme l’un des oiseaux les plus rares, les plus grands et les plus impressionnants d’Israël, avec une envergure d’à peu-près 1,4 mètre.

Houbara bustard in courtship dance

Spring is the season of love for the houbara bustard, a sand-colored goose-sized bird that nests in open desert and dry steppe. See how male houbara bustards advertise themselves to win the girls! #CCTV

Posted by CCTV on Friday, March 30, 2018

Au printemps, au moment de la reproduction, les mâles exécutent une danse distincte pour attirer les femelles, courant sur des centaines de mètres, les pattes frappant brutalement le sol, la tête rejetée en arrière et ébouriffant leurs plumes – ce qui les fait ressembler à d’énormes et étranges boules noires et blanches.

Grâce à la couleur de leurs plumes qui les confond à leur environnement, ces oiseaux sont difficiles à repérer par les chercheurs en dehors de la saison des amours.

Mais lorsqu’ils s’envolent, leurs ailes noires et blanches les rendent très visibles.

Il y a environ un an, l’INPA avait signé un protocole d’accord pour une recherche conjointe avec le Fonds international pour la conservation des houbara, basé à Abu Dhabi.

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