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La rentrée scolaire incertaine : Le Trésor accusé de faire traîner les négociations

La ministre de l’Éducation, Shasha-Biton, affirme que les négociations sont trop lentes et la cheffe du syndicat agite une menace de grève pour la rentrée scolaire

Yaffa Ben-David, la secrétaire-générale du Syndicat des enseignants, lors d'une manifestation d'enseignants israéliens réclamant de meilleurs salaires et conditions de travail, à Tel Aviv, le 30 mai 2022. (Crédit: Tomer Neuberg/Flash90)
Yaffa Ben-David, la secrétaire-générale du Syndicat des enseignants, lors d'une manifestation d'enseignants israéliens réclamant de meilleurs salaires et conditions de travail, à Tel Aviv, le 30 mai 2022. (Crédit: Tomer Neuberg/Flash90)

Les négociations syndicales entre les enseignants et le ministère des Finances n’avancent pas assez vite et menacent la rentrée scolaire, prévue dans deux semaines, a déclaré mardi la ministre de l’Éducation, Yifat Shasha-Biton.

Shasha-Biton a expliqué à la Commission de l’éducation, de la culture et des sports de la Knesset que les négociations n’avançaient pas à un
« rythme correct », quelques jours après que la cheffe du Syndicat des enseignants d’Israël a menacé d’appeler à la grève pour la rentrée, le 1er septembre prochain.

Shasha-Biton a ajouté que les offres faites en matière salariale par le ministère des Finances n’étaient pas satisfaisantes, accusant les responsables du Trésor de faire traîner les négociations en vue de la rentrée.

« Offrir à un enseignant confirmé 300 shekels en plus de son salaire brut est une plaisanterie. Vous ne me convaincrez pas du contraire », a-t-elle déclaré.

Le représentant du ministère des Finances, Shmuel Applebaum, a nié que son ministère traîne les pieds, tout en concédant quelques points à la ministre. « Nous sommes déterminés à parvenir à un accord le plus rapidement possible, sans trop d’optimisme. Nous n’avançons pas comme nous le voudrions », a-t-il indiqué.

Applebaum a ajouté que le ministère des Finances n’était pas disposé à céder sur certains « points importants », en dépit des problèmes qu’une grève ne manquerait pas d’occasionner.

Malgré l’incertitude entourant la rentrée scolaire, la commission de la Knesset a autorisé les écoles à commencer à facturer des frais aux parents allant de 253 shekels pour les enfants de maternelle à 1 372 shekels pour les élèves de Terminale.

La ministre de l’Éducation Yifat Shasha-Biton lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 9 mai 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

La fin de l’année scolaire 2021-2022 a été entachée par une série de grèves organisées par le Syndicat des enseignants d’Israël, manifestation d’un conflit salarial avec le ministère des Finances.

Dans une interview accordée au site d’information Ynet jeudi, la dirigeante syndicale Yaffa Ben David a agité le spectre d’une grève des enseignants susceptible d’empêcher la rentrée scolaire de s’effectuer.

Les négociations en vue d’un nouvel accord bloqueraient sur la demande du syndicat de conserver une grille salariale indexée sur le grade et l’ancienneté.

S’exprimant au micro de la Douzième chaîne, mardi, un responsable syndical a accusé le ministère des Finances de vouloir financer l’augmentation de certains salaires par la diminution de ceux des enseignants confirmés.

Le syndicat exige que les jeunes enseignants perçoivent un salaire de départ de 10 500 shekels par mois et que les plus expérimentés voient également leur situation s’améliorer.

Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, lançant la campagne du parti en vue des prochaines élections, à Neve Ilan, le 14 août 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, a concédé que le salaire des jeunes enseignants devait être relevé, tout en insistant pour que les écoles soient ouvertes plus longtemps, afin de soulager les parents dépourvus de modes de garde complémentaires.

Liberman souhaite également doter les directeurs d’école de la faculté d’accorder des augmentations aux enseignants qui le méritent, afin d’encourager l’excellence au sein de la profession.

Le syndicat se dit ouvert à la négociation sur le temps de travail des enseignants, mais exige qu’un accord salarial soit trouvé avant d’évoquer la rémunération au mérite.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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