La résistante Raymonde Tillon-Nédelec est décédée
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La résistante Raymonde Tillon-Nédelec est décédée

Arrêtée en 1941, elle sera déportée, en 1944, au camp de Sarrebruck puis à Ravensbrück

Soldats français devant l'Arc de Triomphe et la flamme du Soldat Inconnu pendant une cérémonie commémorant le 71e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre Mondiale, à Paris, le 8 mais 2016. (Crédit : AFP/Lionel Bonaventure)
Soldats français devant l'Arc de Triomphe et la flamme du Soldat Inconnu pendant une cérémonie commémorant le 71e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre Mondiale, à Paris, le 8 mais 2016. (Crédit : AFP/Lionel Bonaventure)

La résistante Raymonde Tillon-Nédelec est décédée à l’âge de 100 ans, a annoncé hier l’Elysée saluant son « parcours exemplaire », rapporte Le Monde.

Née Raymonde Barbé en 1915 à Puteaux, elle est entrée dans la résistance dès le début de la guerre ce qui lui a valu d’être arrêtée le 31 mars 1941.

Elle est alors condamnée à 20 ans de travaux forcés, par le tribunal de Toulon. Elle est emprisonnée d’abord à Marseille, à Toulon et à Lyon, puis livrée aux Allemands en 1944, elle est déportée au camp de Sarrebruck puis à Ravensbrück.

En avril 1945, elle réussit à regagner Marseille, après s’être évadée.

En 1945, elle fait partie des 33 premières femmes élues députées à la première Assemblée Constituante de la 4ème République dont elle était la dernière survivante. De 1945 à 1951, elle est alors députée communiste des Bouches-du-Rhône.

En 1935, elle avait épousé Charles Nédelec, militant communiste. En 1945 elle devient députée sous ce nom. Puis en 1952, elle se marie avec Charles Tillon dirigeant du Parti communiste français (PCF) de l’époque.

« Le président de la République salue le parcours exemplaire de cette femme engagée et présente ses condoléances à sa famille et à ses proches, » rapporte le site de l’Assemblée nationale.

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