La Russie coopérerait avec la coalition si elle respecte la souveraineté syrienne
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La Russie coopérerait avec la coalition si elle respecte la souveraineté syrienne

Malgré le rapprochement entre la Russie et les pays occidentaux, ils ne sont toujours pas d'accord sur le sort d'Al-Assad

Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, à gauche, et son homologue américain John Kerrry à Washington, D.C, en août 2013. (Crédit : département d'Etat américain/Domaine public)
Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, à gauche, et son homologue américain John Kerrry à Washington, D.C, en août 2013. (Crédit : département d'Etat américain/Domaine public)

La Russie s’est dite jeudi prête à coopérer avec la coalition menée par les États-Unis contre l’organisation État islamique (EI) en Syrie, à condition qu’elle respecte la souveraineté des autorités de Damas.

« Nous sommes prêts à une coopération pratique avec les pays de la coalition et à travailler avec eux pour en définir les modalités, qui, bien sûr, respecteraient la souveraineté de la Syrie et les prérogatives du gouvernement syrien », a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, cité par les agences russes.

« Je suis convaincu qu’avec une approche pragmatique, de telles modalités peuvent être trouvées ».

Après les attentats en France, les Occidentaux et la Russie ont commencé à rapprocher leurs positions sur le dossier syrien et décidé avec leurs partenaires du G20 en Turquie de renforcer leur coopération contre la menace djihadiste.

Mais Russie et Iran d’un côté, Occidentaux et pays arabes de l’autre, continuent de s’opposer sur le sort du président syrien Bachar al-Assad.

« Assad représente les intérêts d’une partie conséquente de la société syrienne, c’est pourquoi l’on n’arrivera pas à un règlement pacifique (du conflit) sans sa participation », a poursuivi Sergueï Lavrov.

« Malheureusement, nous voyons qu’encore une fois, l’empressement à coopérer dans l’antiterrorisme n’apparaît qu’après une tragédie. J’espère que nous n’attendrons plus de nouveaux malheurs (…) et que nous allons agir en amont, parce que les terroristes ne se querellent pas et se mettent très bien d’accord entre eux », a-t-il lancé.

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