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La Russie dit avoir arrêté 106 membres d’un groupe néonazi piloté par l’Ukraine

Le service ukrainien de sécurité a qualifié les accusations russes de "campagne médiatique" visant à discréditer Kiev

Illustration : Bogdan Sergiets, ancien résident de Donetsk, montre une cicatrice de croix gammée sur son dos dans le studio d'un photographe à Kiev, en Ukraine, le 9 octobre 2019. (AP Photo/ Zoya Shu)
Illustration : Bogdan Sergiets, ancien résident de Donetsk, montre une cicatrice de croix gammée sur son dos dans le studio d'un photographe à Kiev, en Ukraine, le 9 octobre 2019. (AP Photo/ Zoya Shu)

Le service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé lundi avoir arrêté 106 partisans d’un groupe néonazi, affirmant que celui-ci agissait sous l’égide de l’Ukraine, voisin et ennemi de la Russie qui dément toute implication.

Le FSB, conjointement avec le ministère russe de l’Intérieur, a interpellé au total « 106 partisans du groupe MKU (…) afin d’empêcher l’organisation d’actes terroristes et de massacres », a déclaré le FSB dans un communiqué.

« Créé par le citoyen ukrainien Egor Krasnov, né en 2000 (…), le groupe MKU agit sous l’égide des services secrets ukrainiens », a affirmé le FSB.

Parmi les personnes interpellées dans 37 régions de Russie, figurent notamment trois « administrateurs des réseaux sociaux du groupe qui appelaient à des actes de violence » et deux autres membres soupçonnés de « préparer des attaques visant des établissements d’enseignement », selon la même source.

Le siège du FSB dans la Loubianka, place Loubianka, à Moscou. (Crédit : Wikimedia Commons)

Les forces de l’ordre russes ont par ailleurs saisi des armes de chasse et des armes blanches lors de l’arrestation d’autres « extrémistes proches du groupe MKU », dans la région de Penza (Volga) et dans la république russe des Komis (nord), selon le FSB.

D’autres membres du groupe MKU, pour « Maniaques Culte Meurtre », avaient été arrêtés en février dernier par le FSB.

Interrogé par l’AFP, le service ukrainien de sécurité (SBU) a qualifié les accusations russes de « campagne médiatique » visant à discréditer Kiev, au moment où les relations entre les deux pays sont au plus bas.

L’Ukraine accuse en effet la Russie d’avoir massé des troupes à ses frontières en vue d’une attaque.

Une source au sein des forces de l’ordre ukrainiennes a confirmé à l’AFP que le groupe MKU, dont l’un des fondateurs est un néonazi ukrainien, Egor Krasnov, existait bien, mais qu’il « n’était plus actif en Ukraine ».

Le groupe a suspendu ses activités après l’arrestation de son chef en janvier 2020 en Ukraine, mais a récemment recommencé à recruter de nouveaux membres via les réseaux sociaux, a indiqué à l’AFP cette source sous couvert de l’anonymat.

M. Krasnov, âgé de 21 ans, fait actuellement l’objet d’une enquête en Ukraine pour une série d’attaques armées et une tentative de meurtre à caractère raciste.

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