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La startup MeaTech dévoile le « plus grand steak cultivé » à ce jour

L'entreprise israélienne constate une "percée" dans la bio-impression d'un produit de 104 grammes fabriqué avec de véritables cellules musculaires et adipeuses

Ricky Ben-David est journaliste au Times of Israël

La startup israélienne MeaTech spécialisée dans la technologie alimentaire affirme avoir imprimé en 3D un steak cultivé de 3,67 oz, le plus grand à ce jour. Décembre 2021. (Shlomi Arbiv)
La startup israélienne MeaTech spécialisée dans la technologie alimentaire affirme avoir imprimé en 3D un steak cultivé de 3,67 oz, le plus grand à ce jour. Décembre 2021. (Shlomi Arbiv)

MeaTech 3D, un fabricant israélien de produits carnés cultivés en laboratoire, a déclaré cette semaine qu’il avait réussi à bio-imprimer le plus gros steak cultivé à ce jour avec un produit de 104 grammes composé de véritables cellules musculaires et graisseuses.

Les cellules ont été produites grâce à un procédé exclusif utilisant des cellules souches bovines. MeaTech prélève les cellules souches sur des animaux et les reproduit via un processus de fermentation dans des bioréacteurs, dans lesquels elle « recrée les conditions constatées à l’intérieur de l’animal », avait expliqué Simon Fried, responsable du développement commercial chez MeaTech, au Times of Israel dans une précédente interview.

Cela permet aux cellules de se multiplier « de manière exponentielle ». À terme, elles peuvent être utilisées pour créer des tissus animaux cultivés et des morceaux de viande cultivés.

Le projet de MeaTech est d’imprimer des produits à base de bœuf, de volaille, de porc et de poisson, ainsi que de la graisse de poulet et d’oie.

En octobre, un groupe dirigé par l’acteur Ashton Kutcher a annoncé son intention d’investir dans la mission de MeaTech.

L’entreprise basée à Ness Ziona a été fondée en 2018 par Omri Schanin et Sharon Fima, qui ont déclaré mercredi dans un communiqué que la bio-impression du nouveau steak de 104 grammes était une « percée » et un « aboutissement de plus d’un an d’efforts dans nos processus de biologie cellulaire et d’ingénierie tissulaire à haut débit, ainsi que dans notre technologie de bio-impression de précision ».

« En réalisant la bio-impression d’un steak de 104 grammes composé de tissus vivants, nous pensons avoir à la fois validé nos technologies de base et nous être placés en tête de la course au développement de produits carnés haut de gamme cultivés à partir de cellules réelles », a ajouté Sharon Fima.

MeaTech – qui est cotée au Nasdaq – est l’une des nombreuses entreprises israéliennes qui développent des viandes alternatives.

En juillet, Aleph Farms a obtenu un investissement de 105 millions de dollars, notamment de la part de l’acteur et activiste américain Leonardo DiCaprio, afin de commercialiser des steaks cultivés en laboratoire. Future Meat Technologies, qui fabrique également de la viande à partir de cellules animales, a bouclé un tour de table de 27 millions de dollars en février.

Ces entreprises de technologie alimentaire jouent un « rôle substantiel » sur le marché mondial des protéines alternatives, selon un rapport du Good Food Institute Israel, une organisation à but non lucratif qui cherche à promouvoir la recherche et l’innovation dans ce domaine.

Le secteur de la viande cultivée est appelé à prospérer dans les années à venir, lorsque les entreprises passeront du stade du développement à celui de la production, selon le rapport.

Une quarantaine d’entreprises dans le monde espèrent être les premières à commercialiser des produits carnés à base de cellules qui ont le même goût et la même apparence que les produits réels et qui peuvent être produits en masse à un prix abordable pour répondre à la demande massive de protéines dans un monde où la population augmente et s’enrichit.

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