La stèle en l’honneur des « Justes » des Midi-Pyrénées s’agrandit
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La stèle en l’honneur des « Justes » des Midi-Pyrénées s’agrandit

La stèle qui comptait en 2003, 131 noms de Justes, en compte aujourd'hui 361

La façade de la mairie de Toulouse et au premier plan la croix occitane ornant le sol du Capitole (Crédit : Felipeh/CC.BY.SA/Wikimedia commons)
La façade de la mairie de Toulouse et au premier plan la croix occitane ornant le sol du Capitole (Crédit : Felipeh/CC.BY.SA/Wikimedia commons)

En février 2003, une stèle en l’honneur des Justes parmi les Nations des Midi-Pyrénées avait été installée dans le Jardin des plantes de Toulouse, afin de rendre hommage à ceux qui avaient sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale au péril de leur propre vie.

Cette inauguration avait été réalisée en présence d’Elie Wiesel, survivant de la Shoah et prix Nobel de la Paix, décédé le 2 juillet dernier.

La stèle était composée de 131 noms de Justes parmi les Nations de la région avant d’être mise à jour le 17 juillet dernier, à l’occasion de la Journée à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français qui célébrait également le 74e anniversaire de la Rafle du Vel’ d’Hiv (16 juillet 1942). Cette stèle compte aujourd’hui 361 noms.

Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, était à l’origine de la mise à jour de la stèle.

De son côté, Jean-Baptiste de Scorraille, conseiller municipal délégué à la Mémoire et au monde des combattants, témoigne de la difficulté de retrouver tous les noms des Justes qui ont aidé pendant la guerre à sauver des Juifs.

« On a actuellement 361 Justes, mais ça pourrait encore changer. On les a classés par département, par ordre alphabétique et par année, ce qui permettra plus de clarté en cas de nouveaux rajouts. Mais des Justes, il n’y en a plus beaucoup en vie, » indique-t-il à la Dépêche.

Le processus pour devenir Juste parmi les NationS est long et doit être validé par le Mémorial de Yad Vashem de Jérusalem, qui est la seule institution mondiale à délivrer cette reconnaissance.

Le plus souvent ce sont les survivants juifs eux-mêmes qui rapportent les personnes qui leur ont sauvé la vie. Si les Justes sont décédés, leurs descendances reçoivent la médaille en leur nom.

« Il y a un long travail de vérification, qui dure entre deux et trois ans. (…) C’est, en dernier recours, une commission spéciale du Mémorial de Yad Vashem qui décide d’octroyer une distinction, » rapporte Francine Théodore Lévêque, en charge des dossiers localement pour le compte du Comité français pour Yad Vashem.

La France comptabilise aujourd’hui 3 944 Justes parmi les nations en France.

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