La TV israélienne diffuse un clip audio de John Lennon qui chante en hébreu
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La TV israélienne diffuse un clip audio de John Lennon qui chante en hébreu

Le journaliste israélien et compositeur Akiva Nof est revenu sur sa rencontre avec l'icône des Beatles à Amsterdam, à l'occasion du 40e anniversaire de son assassinat

John Lennon et sa femme, Yoko Ono, font un bed-in pour la paix dans la chambre 902, la suite présidentielle de l'hôtel Hilton à Amsterdam, le 25 mars 1969. (Crédit : AP Photo)
John Lennon et sa femme, Yoko Ono, font un bed-in pour la paix dans la chambre 902, la suite présidentielle de l'hôtel Hilton à Amsterdam, le 25 mars 1969. (Crédit : AP Photo)

À l’occasion du 40e anniversaire de l’assassinat de John Lennon, la télévision israélienne a diffusé mardi un clip audio du chanteur des Beatles qui interprétait « La promesse à Jérusalem » et a interviewé Akiva Nof, le journaliste israélien et compositeur devenu député, qui a écrit cette chanson et l’a apprise à Lennon.

Lennon, qui était à Amsterdam avec sa femme Yoko Ono pour un « bed-in for peace », a changé deux lignes de la chanson dans un court clip audio, après une rapide présentation comme « la voix de Lennon qui parle à la Voix d’Israël » : « Jérusalem, nous avons tous juré pour l’éternité, nous ne t’abandonnerons jamais, depuis maintenant et à jamais ».

Nof, qui s’est souvenu de cette interview, a raconté à la Douzième chaîne qu’il travaillait comme correspondant pour la radio israélienne (aussi appelée Voix d’Israël) à Amsterdam. Il avait frappé à la porte de la chambre d’hôtel de Lennon pour demander une interview. Il a raconté qu’il ne pensait pas avoir le courage de faire ce genre de choses aujourd’hui, mais qu’il n’avait, à l’époque, pas vraiment pris la mesure « de l’ampleur des évènements ».

Un membre de l’entourage de Lennon s’apprêtait à refuser la demande d’interview et à lui refermer la porte au nez quand Lennon a appelé de l’intérieur : « laissez la Voix d’Israël rentrer ».

Il s’est retrouvé seul avec Lennon « pendant 10 minutes, puis pendant 10 autres minutes, on a eu une sorte d’interview, c’était une demi-heure de discussions », a-t-il raconté. « J’avais l’impression que Lennon voulait simplement discuter. »

À un moment, s’est souvenu Nof, « je lui ai demandé s’il connaissait des chants israéliens et il m’a répondu ‘seulement Hava Naguila, ha-ha-ha' ».

« Donc je lui ai demandé s’il m’autorisait à lui enseigner deux lignes d’une de mes chansons qui était à l’époque chantée par la chorale rabbinique de l’armée. Il m’a répondu : ‘oui, oui, oui’. »

Akiva Nof (Crédit : Evgalenovich / Wikipedia)

Nof, qui dirigeait le mouvement de jeunesse du parti Herut, l’ancêtre du Likud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, et qui a ensuite enchaîné trois mandats de députés, a
continué : « je lui ai écrit les mots en lettres latines et je lui ai rapidement enseigné l’air, et il a chanté ».

« Et qu’a-t-il chanté ? ‘Jérusalem, nous avons tous juré pour l’éternité, nous ne t’abandonnerons jamais, depuis maintenant et à jamais’. »

Nof a ajouté que Lennon avait dit « être impatient de vieillir ».

Lorsqu’il a été assassiné, Nof a dit : « je me suis dit ‘tu ne vieilliras jamais mais tu resteras jeune dans nos cœurs pour toujours’. »

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