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La veuve d’un soldat tué à Gaza donne naissance à un garçon

"La première chose que je veux qu'il voie c'est son père - souriant", confie Sivan Baror

Le major Tsafrir Baror de Holon mort au combat à Gaza (Crédit : autorisation)
Le major Tsafrir Baror de Holon mort au combat à Gaza (Crédit : autorisation)

La veuve d’un commandant de la brigade Golani, qui a été tué lors de l’opération Bordure protectrice, a donné naissance à un petit garçon mercredi soir, la première nuit de la fête juive de Souccot.

Sivan Baror était enceinte de huit mois lorsque son mari, le major Tsafrir Baror, âgé de 32 ans, a été tué dans un échange de tirs dans la bande de Gaza le 20 juillet, deux semaines après le début de l’opération militaire israélienne visant à arrêter les tirs de roquettes et détruire l’infrastructure des tunnels du Hamas.

Tsafrir avait déjà combattu dans les conflits au Liban, à Gaza et en Cisjordanie.

La veuve de Baror a mis au monde le bébé, pesant 3,2 kg à l’hôpital Ichilov à Tel Aviv, entourée par des photos de son défunt mari et des deux parents ensemble.

Selon la Dixième chaîne, elle a declaré : « Il est clair pour moi que [Tzafrir] était là et a assisté à la naissance […] Dans les moments les plus difficiles, j’ai ressenti le besoin de regarder ses yeux, son sourire, » dit-elle, montrant les trois photos agrandies dans la salle d’accouchement.

Dès que le bébé est né, Baror a placé les photos autour de son berceau.

« Le bébé ne peut pas encore voir, mais quand il le fera, je veux que la première chose soit son père – souriant, » a-t-elle dit.

Elle a ajouté que lorsque le premier bébé a pleuré la première fois, elle a mis une photo en face de lui. « Il a ouvert les yeux et s’est tu, » a-t-elle dit à la Dixième chaîne.

Dans une interview à Yediot Aharonot, Baror a parlé de ses préoccupations quant à l’accouchement sans son mari, qui avait été une énorme aide lorsque leur fille, Lean, est née il y a seize mois.

Lorsque le moment est venu, Baror était entourée de sa famille, y compris des parents de Tsafrir.

Le bébé sera nommé lors de la Brit-mila [circoncision], comme le veut la coutume juive, habituellement huit jours après la naissance s’il n’a pas de problème de santé.

« Tsafrir et moi avions deux noms à l’esprit. Dans les prochains jours, je regarderai mon fils, étudierai ses caractéristiques et déciderai quel nom lui convient le mieux », a-t-elle declaré.

« Je ferai tout en mon pouvoir pour élever Lean et lui comme des enfants heureux.»

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