La victime du viol collectif avait une relation ‘amicale’ avec l’un de ses violeurs
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La victime du viol collectif avait une relation ‘amicale’ avec l’un de ses violeurs

La femme handicapée a déclaré à la police qu'ils ont uriné et craché sur elle et qu'ils l'ont traitée de 'sale juive'

Un homme menotté. Illustration. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un homme menotté. Illustration. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Une femme juive, mentalement et physiquement handicapée, qui a été violée par des voisins arabes de son frère à Jaffa plus tôt ce mois-ci, a raconté son agression par les hommes, avec qui, a-t-elle précisé, elle avait une « relation amicale », lors de son témoignage à la police, qui a été publié mardi.

La police a fait volte-face dans son enquête sur l’agression, qui a eu lieu le 11 mai, qu’elle avait considérée un certain temps comme une attaque avec un motif nationaliste avant de s’arrêter sur une motivation raciste dans l’acte d’accusation, déposée à la cour de Tel Aviv lundi.

Selon son témoignage recueilli par la police, obtenu par la Dixième chaîne, la victime a déclaré aux enquêteurs qu’elle était seule dans l’appartement de son frère à Jaffa quand ses voisins l’ont invitée à venir.

« Récemment, je suis allée chez mon frère, et à environ 20 heures, la veille du Jour de l’Indépendance, quand j’étais à son appartement seule, ses voisins m’ont demandée de venir chez eux », s’est-elle remémorée. « Quand je suis arrivée, ils ont verrouillé la porte derrière moi, puis deux d’entre eux m’ont violée et m’ont fait d’autres mauvaises choses ».

« Ils m’ont violé les uns après les autres, à plusieurs reprises, tandis qu’un troisième homme regardait et filmait [le viol] sur son téléphone portable, et à l’occasion leur donnait des préservatifs », a-t-elle expliqué.

Pendant son viol, les hommes ont uriné et craché sur elle et l’ont traité de « sale Juive ». Ils l’ont mise en garde à plusieurs reprises de ne pas signaler son agression, a-t-elle ajouté.

La victime a poursuivi son récit à la police en précisant qu’elle connaissait deux des trois agresseurs.

« Je connaissais le gars qui a filmé et le jeune arabe [mineur], qui m’a violée, d’avant », a-t-elle indiqué. « Ce sont les voisins de mon frère et de sa femme et je les ai rencontrés à plusieurs reprises ».

Elle a décrit sa relation avec le jeune agresseur comme étant « amicale » et a dit qu’elle avait été à plusieurs reprises dans leur appartement avec son frère et sa belle-soeur.

Le frère de la victime a également expliqué à la police qu’il était ami avec ses voisins et qu’occasionnellement, il leur achetait de la drogue.

« Nous sommes voisins, nous avons bu un café quelques fois ensemble, et parfois je leur achetais de la marijuana et du haschisch », a-t-il décrit leur relation.

« Ma sœur s’est rendue brièvement dans leur appartement plusieurs fois mais c’était toujours avec moi et pas seule », a-t-il ajouté. « Dans les jours qui ont suivi l’incident, j’ai senti une différence dans le comportement de ma sœur et c’est la raison pour laquelle j’ai demandé à ma femme d’essayer de voir ce qui était arrivé ».

Mercredi dernier, la police a révélé que deux suspects palestiniens avaient été arrêtés pour l’attaque.

Un suspect, Imad Aldin Draghmah, a été placé en garde à vue pendant huit jours lors d’une audience au tribunal lundi. Il a nié toutes les charges portées contre lui.

Le deuxième suspect palestinien est un mineur donc son cas est traité par le tribunal pour enfants de Tel-Aviv.

Le troisième suspect, un Israélien, est toujours en fuite.

L’incident s’est politisé la semaine dernière, lorsque que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a utilisé cette affaire pour dénoncer la gauche et les médias israéliens, qui selon lui n’avaient pas condamné ce « crime horrible ».

Ses remarques ont été denoncées par les politiciens de gauche, et, un jour plus tard, Netanyahu a fait marche arrière et a présenté ses excuses pour avoir tiré des conclusions avant que l’enquête de police ne soit achevée.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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