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La voiture de Ben Gvir grille (encore) un feu rouge et se retourne

Selon certaines sources, le ministre de la Sécurité nationale, qui est dans un état stable, ordonne régulièrement à son chauffeur de commettre des infractions au code de la route

La voiture du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir après un accident à Ramle, le 26 avril 2024. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)
La voiture du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir après un accident à Ramle, le 26 avril 2024. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

Le véhicule du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir s’est retourné alors qu’il quittait la scène d’une attaque terroriste au couteau vendredi à Ramle, a indiqué la police. Une vidéo de la scène montre sa voiture brûlant un feu rouge.

La police a déclaré que deux véhicules ont été impliqués dans la collision et que cinq personnes ont été conduites à l’hôpital après avoir été légèrement blessées.

Le bureau de Ben Gvir a déclaré que le ministre était en bonne santé et conscient, mais qu’il avait été transporté au centre hospitalier Shamir, situé à proximité, pour y recevoir un complément de soins. Il est resté à l’hôpital toute la nuit en observation.

Un communiqué ultérieur a indiqué qu’une de ses filles, un garde et son chauffeur figuraient également parmi les blessés, de même que le conducteur de l’autre véhicule. Les médias israéliens ont rapporté que Ben Gvir et sa fille ne portaient pas de ceinture de sécurité.

Le conducteur de l’autre voiture, âgé de 23 ans, a déclaré à Ynet qu’il souffrait de fortes douleurs dans tout le corps.

« Je suis passé au vert et le cortège de Ben Gvir s’est engagé dans le carrefour au feu rouge », a-t-il déclaré. « Je n’ai pas d’antécédents en matière d’infractions routières. Tout mon corps me fait souffrir et je ne sortirai probablement pas de l’hôpital ce soir. Je dois encore passer des scanners et il semble probable que j’aie des fractures aux côtes et au cou. »

La voiture (à gauche) du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, accidentée à Ramle, le 26 avril 2024. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

Des images de la scène ont montré que le véhicule officiel noir du ministre s’est retourné, tandis qu’une autre voiture avait l’avant défoncé.

La police a déclaré qu’elle enquêtait sur les causes de l’accident. Les médias israéliens ont déclaré que le chauffeur de Ben Gvir était interrogé sous caution.

Le bureau de Ben Gvir a par la suite affirmé que sa voiture avait brûlé le feu rouge pour des raisons opérationnelles, car il était « un ministre menacé dans une ville mixte ».

Une vidéo prise par la caméra du tableau de bord d’un véhicule sur les lieux de l’accident montre le véhicule officiel de Ben Gvir grillant un feu rouge.

La vidéo montre la berline noire arrivant au carrefour et ralentissant presque jusqu’à l’arrêt complet au feu rouge. Elle s’engage ensuite dans le carrefour. Le premier véhicule qu’elle croise parvient à freiner à temps pour éviter de la percuter, mais une deuxième voiture fonce sur le véhicule du ministre, qui se retourne.

L’un des véhicules de sécurité qui accompagnait Ben Gvir l’a également suivi dans le carrefour à feu rouge, mais n’a pas été touché.

Ce n’est pas la première fois que le véhicule officiel de Ben Gvir est impliqué dans un accident de voiture.

En août dernier, le ministre ultra-nationaliste a été impliqué dans un autre accident lorsque son véhicule a aussi grillé un feu rouge alors qu’il se rendait à une interview.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, sur les lieux d’un attentat terroriste à Ramle, le 26 avril 2024. Peu après avoir quitté les lieux, sa voiture ministérielle a été impliquée dans un accident de voiture dans lequel il a été légèrement blessé. (Crédit : Jamal Awad/FLASH90)

Selon un article publié par Haaretz en septembre, l’unité de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet chargée de la protection des personnalités a soulevé la question auprès du bureau du Premier ministre et du ministère de la Sécurité nationale, après que les gardes du corps de Ben Gvir se sont plaints que le ministre ordonnait régulièrement à ses chauffeurs de commettre des infractions au code de la route, mettant ainsi en danger non seulement sa propre vie, mais aussi celle de son chauffeur et de ses gardes du corps.

« Il conduit comme s’il était le Premier ministre. Il n’y a aucune chance qu’il reste assis dans les embouteillages », avait alors déclaré une source anonyme à Haaretz. « Cela se terminera par un désastre. »

Selon l’article, des infractions au code de la route ont été commises au cours de trajets qui n’étaient pas des urgences, comme se rendre à des réunions de la Knesset ou à des interviews télévisées.

Les documents consultés par Haaretz montrent que Ben Gvir a souvent enfreint la loi lorsqu’il se trouvait au volant.

Depuis qu’il a commencé à conduire en 2000, le ministre a été surpris en train de brûler des feux rouges, d’utiliser son téléphone au volant, de commettre des excès de vitesse, de franchir des lignes blanches continues et de conduire sans ceinture de sécurité, parmi une longue liste de 78 infractions, a révélé la chaîne publique Kann en septembre.

En réponse au reportage de Kann, Ben Gvir avait alors affirmé que la police israélienne l’avait dédommagé à hauteur de 25 000 shekels pour des arrestations injustifiées et que ses infractions « étaient devenues obsolètes il y a des années ».

Ben Gvir a été inculpé des dizaines de fois, principalement pour trouble à l’ordre public à l’époque où il était militant d’extrême-droite, bien qu’il ait été disculpé dans la quasi-totalité des cas. En 2008, le tribunal de Jérusalem l’a reconnu coupable d’incitation au racisme et de soutien à une organisation terroriste en raison d’une pancarte qu’il tenait et sur laquelle on pouvait lire « Arabes dehors » à la suite d’un attentat terroriste palestinien à Jérusalem, ainsi que de pancartes anti-arabes qu’il avait dans sa voiture et qui faisaient référence au mouvement d’extrême-droite Kach, un groupe juif qui a été interdit au titre d’une organisation terroriste.

Lors de pourparlers de coalition avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, il a demandé et obtenu l’autorité sur la police après avoir été élu à la Knesset en 2023, après avoir mené une campagne dans laquelle il promettait de rétablir la loi et l’ordre.

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