La Yeshiva University réclamera un mandat avant d’aider les employés de l’immigration
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La Yeshiva University réclamera un mandat avant d’aider les employés de l’immigration

L’université juive new-yorkaise s’aligne avec le mouvement des "campus sanctuaires" dans le cadre du décret anti-immigration

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le président de la Yeshiva University, Richard Joel. (Crédit : Yeshiva University)
Le président de la Yeshiva University, Richard Joel. (Crédit : Yeshiva University)

Le président de la Yeshiva University de New York a déclaré que son établissement n’autorisera pas les officiers de l’immigration à entrer sur les campus sans mandat. Il a également assuré qu’ils ne divulgueront aucune information concernant les étudiants sans une ordonnance de la Cour.

Richard Joel s’aligne avec le mouvement des « campus sanctuaires ». Cela signifie qu’il ne coopérera pas avec les Autorités de l’immigration, qui tente de lister tous les étudiants sans papiers qui fréquentent l’université. L’université de Californie et celle de l’Iowa ont également adopté des positions similaires.

À l’origine, il s’agissait simplement d’une pétition signée par 200 étudiants et membres de la faculté. Mais Joel l’a transformée en une lettre faisant état de la politique de l’université.

« Nous nous engageons à protéger la vie privée de nos étudiants, personnel et enseignants, autant que la loi le permet », a écrit Joel.

« Notre politique consiste à ne divulguer aucune information privée à propos de nos étudiants, enseignants ou employés, à moins qu’une assignation ou ordonnance de la Cour ne soit présentée. »

« Par ailleurs, nous n’agirons pas au nom des agents fédéraux ni ne prendrons part de quelque manière que ce soit aux enquêtes ou aux détentions des étudiants, enseignants ou employés sans mandat ni document juridique. »

Le mouvement des campus sanctuaires a pris de l’élan à la fin de la campagne présidentielle, lorsque Trump, alors candidat républicain, avait déclaré qu’il déporterait en masse les immigrants clandestins, s’il était élu.

Trump a récemment signé un décret interdisant aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans à entrer sur le territoire américain pour une durée de 90 jours. Le décret concerne les ressortissants iraniens, irakiens, libyens, somaliens, soudanais et yéménites.

Le décret interdit également l’accès aux réfugiés pour 120 jours.

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