L’ADL annonce la création d’un centre pour lutter contre le cyber-racisme
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L’ADL annonce la création d’un centre pour lutter contre le cyber-racisme

L'institut à la Silicon Valley associera "le meilleur de la technologie" à "des experts chevronnés" pour surveiller le cyber-racisme et le le cyber-harcèlement

Jonathan Greenblatt, directeur exécutif de l'ADL. (Crédit : autorisation)
Jonathan Greenblatt, directeur exécutif de l'ADL. (Crédit : autorisation)

La Ligue Anti-Diffamation (ADL) va créer un « centre de commande » à la Silicon Valley pour lutter contre le cyber-racisme et le cyber-harcèlement, selon une déclaration du PDG du groupe dimanche.

C’est au festival de la musique et des médias South by Southwest à Austin, Texas que Jonathan Greenblatt s’est exprimé à ce sujet. Il a indiqué que l’ADL a obtenu des capitaux de lancement pour le projet grâce à Omidyar Netword, une « entreprise d’investissement philanthropique », créée par Pierre Omidyar, fondateur d’eBay.

« L’antisémitisme, l’islamophobie, le racisme et la haine en tous genre ont explosé sur la toile. Il est désormais crucial de mettre la technologie et toutes les ressources dont nous disposons au service de cette lutte », a déclaré Greenblatt dans un communiqué diffusé avant la déclaration.

« C’est pourquoi nous construirons un centre à la Silicon Valley, et nous exprimons à Omidyar Network toute notre gratitude pour les fonds mis à disposition pour cette initiative. »

Greenblat a évoqué les crimes racistes sur l’estrade du festival avec Evan Smith, le rédacteur en chef du journal local The Texas Tribune. Selon le communiqué de l’ADL, le centre associera « le meilleur de la technologie » à « des experts chevronnés » pour surveiller, suivre, analyser et modérer le discours raciste et le harcèlement sur Internet, pour soutenir la communauté juive et les autres minorités.

Le groupe a indiqué qu’il fournira des rapports et des données qui pourront être analysée par le gouvernement et les politiciens et « exposera et mettra fin à des cas spécifique de cyber-racisme et cyber-harcèlement ».

Brittan Heller, une avocate qui a rejoint l’équipe de la Ligue Anti-Diffamation l’an dernier, sera la directrice fondatrice du nouveau centre. Elle a enquêté et traduit en justice le cyber-racisme et les violations des droits de l’homme au Département de la Justice et à la Cour pénale internationale à La Haye.

« L’inclusion est la clé d’une société saine, et pourtant, c’est remis en cause et attaqué dans de nombreux pays autour du monde, et notamment aux États-Unis. La cyber-haine est un problème important et grandissant, et une réponse tout aussi importante doit être apportée. Le travail réalisé par la Ligue Anti-Diffamation est sans égal et le lancement de ce centre à la Silicon Valley leur permettra de collaborer avec l’industrie du high-tech pour prendre ces problèmes à bras le corps », a déclaré Stacy Donohue, un partenaire d’investissement chez Omidyar Network, dans le communiqué diffusé par la Ligue Anti-Diffamation.

Depuis l’élection de Donald Trump, la Migue Anti-Diffamation a mis en garde à plusieurs reprises contre la recrudescence des actes antisémites et a appelé à l’action. Cette année, plus de 140 centres communautaires et institutions juives ; dont les locaux de la Ligue Anti-Diffamation ; ont fait l’objet d’alertes à la bombe.

En mars, un journaliste juif orthodoxe a demandé à Trump quelles mesures prendrait-il. Le président a répondu agressivement en disant qu’il n’était pas antisémite. Cette réaction lui a valu des réprimandes de la part de Greenblatt et de la part de Marvin Nathan, président national de la Ligue.

« C’est effarant de voir que le président Trump préfère faire taire un journaliste ou balayer cela comme une distraction politique », ont-ils affirmé dans un communiqué.

« Ce n’est pas une question partisane, c’est un problème potentiellement meurtrier, et un problème grandissant. »

Avec Greenblatt, la Ligue Anti-Diffamation a manifesté son investissement dans la lutte contre le cyber-racisme.

Après que des journalistes juifs ont été la cible de trolls antisémites, identifiés comme des sympathisants de Trump, la Ligue a créé une mission pour étudier le problème et a diffusé un rapport.

Et quelques jours après l’élection de Trump, Greenblatt a indiqué que le groupe a observé une augmentation des dons de la part de personnes « intéressées à voir la Ligue Anti-Diffamation intensifier son travail dans le domaine du cyber-racisme, où l’antisémitisme et le discours raciste devient alarmant. »

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