Lag B’Omer : 45 morts et 150 blessés lors du rassemblement au mont Meron
Rechercher

Lag B’Omer : 45 morts et 150 blessés lors du rassemblement au mont Meron

Le drame, que Netanyahu a qualifié de "terrible catastrophe", a été causé par un important mouvement de foule ; des enfants comptent parmi les morts

  • Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
    Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
  • Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
    Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
  • Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
    Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
  • Des forces de secours et la police israéliennes sur les lieux d'un accident qui a tué au moins 44 personnes lors des célébrations de la fête juive de Lag BaOmer au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (David Cohen/Flash90)
    Des forces de secours et la police israéliennes sur les lieux d'un accident qui a tué au moins 44 personnes lors des célébrations de la fête juive de Lag BaOmer au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (David Cohen/Flash90)
  • Des agents de sécurité israéliens et des sauveteurs sur le lieu de pèlerinage lors des célébrations de Lag B'Omer au mont Meron, où une bousculade mortelle a eu lieu, le 30 avril 2021. (Crédit : AP)
    Des agents de sécurité israéliens et des sauveteurs sur le lieu de pèlerinage lors des célébrations de Lag B'Omer au mont Meron, où une bousculade mortelle a eu lieu, le 30 avril 2021. (Crédit : AP)
  • Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
    Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
  • La foule dans les moments qui ont précédé la tragédie au mont Meron, le 30 avril 2021. (Capture d'écran)
    La foule dans les moments qui ont précédé la tragédie au mont Meron, le 30 avril 2021. (Capture d'écran)
  • Un chapeau abandonné après une bousculade lors des célébrations de la fête juive de Lag BaOmer sur le mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)
    Un chapeau abandonné après une bousculade lors des célébrations de la fête juive de Lag BaOmer sur le mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen/Flash90)
  • Des agents de sécurité israéliens et des secouristes sur les lieux d'une bousculade mortelle lors des célébrations de Lag BaOmer au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : AP)
    Des agents de sécurité israéliens et des secouristes sur les lieux d'une bousculade mortelle lors des célébrations de Lag BaOmer au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : AP)
  • Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)
    Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B'Omer, au mont Meron, dans le nord d'Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)

Cet article sera mis mis à jour tout au long de la journée avec les dernières informations.

Au moins 45 personnes ont été tuées et plus de 150 blessées – dont plusieurs se trouvent dans un état critique – dans la nuit de jeudi à vendredi, peu avant une heure du matin, lors du rassemblement de Lag B’Omer au mont Meron, dans le nord d’Israël, dans un mouvement de foule. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié l’incident de « terrible catastrophe » et s’est rendu sur place, accompagné du ministre de la Sécurité intérieure Amir Ohana, ce vendredi matin. Il a déclaré que dimanche serait célébrée une journée de deuil national.

Le ministère de la Santé a confirmé tôt vendredi que le nombre de morts était de 44. Le service d’urgence ZAKA a annoncé qu’il était monté à 45 ce midi.

Les secouristes ont pris en charge et soigné des dizaines de personnes dans la nuit. Tous les blessés ont été évacués vers des hôpitaux. L’hôpital de Ziv a déclaré que six des blessés qui lui ont été envoyés étaient décédés.

La radio militaire a rapporté que des enfants figuraient parmi les morts et les blessés – de nombreuses familles ont assisté au rassemblement.

Ce tragique événement est l’une des pires tragédies en temps de paix de l’histoire d’Israël, égalant le nombre de morts causés par l’incendie de forêt du mont Carmel en 2010.

Les blessés ont été évacués par des ambulances et des hélicoptères – notamment militaires – vers l’hôpital Ziv à Safed, le Centre médical Galilée à Nahariya, l’hôpital Rambam à Haïfa, l’hôpital Poriya à Tibériade, et l’hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem.

Plusieurs hôpitaux ont ouvert des lignes téléphoniques spéciales pour que les participants puissent retrouver des proches et des amis qui auraient pu être blessés : Galilée : 04-9850505, Ziv : 04-6828838 et Poriya : 04-6652211. La police peut aussi être jointe au 110. Le bureau du président Rivlin a également mis en place une ligne, qui restera ouverte pendant Shabbat, pour les familles qui n’ont pas de nouvelles de proches, au 02-670-7211. Le bureau présidentiel peut également être joint via la messagerie de la page Facebook du président. En partenariat avec le Centre de santé mentale Geha de Petah Tikvah, le ministère de la Santé a également ouvert une hotline dédiée à ceux touchés psychologiquement par le drame au 03-933-2995.

Le ministre de la Santé Yuli Edelstein s’est rendu à l’hôpital Ziv à Safed ce vendredi matin. S’adressant aux journalistes, il a affirmé que la plupart des blessés avaient été identifiés et étaient en contact avec leurs familles. « J’espère que quiconque se trouve à l’hôpital sera bientôt renvoyé chez lui », a déclaré Edelstein. « En tant que gouvernement, nous allons vérifier ce qui s’est passé là-bas [à Meron]. »

Le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, a déclaré que les familles de plusieurs des victimes se trouvaient à l’étranger.

Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B’Omer, au mont Meron, dans le nord d’Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)

Les raisons du drame ont semblé floues pendant la nuit. Selon les premières informations, des gradins se sont effondrés lors d’un concert auquel participaient environ 100 000 personnes. Cependant, le Magen David Adom a ensuite rapporté que le drame avait été causé par un mouvement de foule dû à la surpopulation dans un étroit couloir.

Un responsable de la police a lui déclaré que des dizaines de participants au concert avaient « glissé » dans une zone glissante, tombant sur ceux qui se trouvaient en dessous d’eux dans les gradins, provoquant un terrible effet domino. Il semble en effet que, après une cérémonie d’allumage du feu de joie du mouvement hassidique Toldot Aharon dans la zone de pèlerinage, près de la tombe de Bar Yohai, alors que la foule dense a commencé à sortir, certains ont apparemment glissé sur une passerelle et sont tombés dans un escalier, retombant sur ceux situés plus bas, provoquant une bousculade mortelle. Des pèlerins ont également accusé la police d’avoir bloqué une issue pendant le mouvement de foule, ne faisant qu’aggraver la situation – le ministère de la Justice a ainsi annoncé ouvrir une enquête sur une possible négligence de la part de la police.

Shimon Lavi, commandant du district nord de la police, qui a supervisé les dispositions en matière de sécurité à Meron, affirme assumer sa responsabilité dans la catastrophe.

« J’assume la responsabilité globale, pour le meilleur ou pour le pire, et je suis prêt à toute enquête », a-t-il déclaré aux journalistes après la bousculade.

Dans la nuit, l’armée israélienne, qui a envoyé son équipe de secours d’élite 669 sur place, avait elle déclaré qu’un toit s’était effondré.

Des images prises sur les lieux du drame montraient plusieurs corps recouverts allongés au sol.

Zaki Heller, porte-parole du Magen David Adom, a indiqué que le drame avait été causé par la surpopulation.

« Les équipes de secours ont été appelées à l’un des concerts près de la tombe de Bar Yochai, où une terrible bousculade a eu lieu près d’un bâtiment. Des dizaines de personnes ont été piégées dans des gradins à proximité, et il a fallu du temps pour les évacuer », a déclaré Heller.

« Il y a des morts, c’est une tragédie terrible », a-t-il déclaré, ajoutant que l’effort de sauvetage, très compliqué, durerait toute la nuit.

Un secouriste du service d’urgence ZAKA, s’exprimant depuis la clinique de l’organisation sur le site, a lui déclaré à la Douzième chaîne que le personnel de secours travaillait avec la police israélienne pour évacuer les corps des lieux de la catastrophe.

Il a affirmé que l’accès à la scène était compliqué par la présence de grandes foules, y compris d’enfants.

Il a expliqué que l’organisation tentait de rassembler tous les enfants qui ont perdu leurs parents au centre ZAKA.

« Nous essayons de localiser les personnes qui seraient portées disparues… pour organiser un registre des noms. »

Les téléphones portables ne fonctionnent pas, a-t-il dit, et la situation est chaotique – le réseau fonctionne déjà mal en temps normal, et a été totalement saturé dans la nuit.

« Il y a plus de 30 enfants ici en ce moment… dont les mères et les pères ne répondent pas au téléphone. »

« Sans rentrer dans les détails », a-t-il dit, « je travaille avec ZAKA depuis des décennies. Je n’ai jamais rien vu de tel… Nous ne savons pas exactement ce qui s’est passé, mais le résultat est impensable. »

ZAKA a un long historique d’interventions dans le cadre de tragédies – y compris la collecte de parties du corps lors d’attentats-suicides.

Il a affirmé que tous les blessés avaient été évacués du site.

Un porte-parole de ZAKA a, plus tard dans la nuit, déclaré lui que les téléphones des personnes décédées n’arrêtaient pas de sonner, avec des proches qui tentaient de les joindre.

« Les téléphones des morts n’arrêtent pas de sonner et nous voyons [les écrans afficher] ‘maman’ ou ‘ma tendre épouse' », a déclaré Motti Bokchin à la radio militaire.

La situation a encore été compliquée par le fait que de nombreux participants ultra-orthodoxes à l’événement n’avaient pas de téléphone portable, ou des appareils incapables d’envoyer des SMS ou de se connecter à Internet.

Certains proches inquiets se sont tournés vers les réseaux sociaux pour publier des photos, essayant désespérément de retrouver les disparus.

De nombreuses familles de victimes n’ont pas encore été officiellement informées de leur perte. Les Israéliens ont été encouragés à ne pas publier d’informations sur les victimes sur les réseaux sociaux tant que les familles n’ont pas reçu d’informations officielles sur le sort de leurs proches.

Bokchin a déclaré qu’il s’attendait à ce que toutes les victimes soient identifiées et enterrées avant le coucher du soleil du shabbat ce vendredi soir.

Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B’Omer, au mont Meron, dans le nord d’Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)

Le Magen David Adom a supplié les Israéliens de faire un don de sang après le drame, invoquant une pénurie.

« Nous manquons de sang », a déclaré un porte-parole. « Nous ouvrons des sites à travers le pays et appelons les gens à venir faire un don pour aider suite à cette catastrophe, ainsi que pour nos activités quotidiennes. »

Une carte listant les lieux où il est possible de donner son sang est disponible ici.

L’organisation recherche spécifiquement des donneurs de type O, selon la Douzième chaine. Ceux qui sont entrés en contact avec des porteurs de la COVID-19 au cours des 28 derniers jours ne sont pas éligibles au don de sang.

Jeudi à minuit, les organisateurs ont estimé qu’environ 100 000 personnes se trouvaient sur le site, et 100 000 autres devaient arriver d’ici vendredi matin. Les autorités avaient permis la présence de 10 000 personnes dans l’enceinte du tombeau mais beaucoup plus ont fait le déplacement, provoquant des embouteillages monstres sur les routes menant vers le nord du pays. Selon Haaretz, un ingénieur civil senior travaillant pour le compte du ministère des Affaires religieuses avait approuvé l’événement d’hier soir après avoir visité le site, y compris le couloir étroit où la catastrophe s’est produite. Il sera probablement interrogé durant l’enquête.

Une vidéo des célébrations tournée avant l’incident montrait des dizaines de milliers de personnes, dansant et sautant sur les gradins au son de la musique – le plus grand événement organisé en Israël depuis la fin de l’épidémie de COVID.

Des vidéos montrent à quel point l’endroit était bondé.

Une vidéo tournée après le drame a montré des secouristes tentant d’installer un centre de soins et des dizaines d’ambulances essayant de circuler à travers les foules très denses. Des haut-parleurs ont appelé en yiddish et en hébreu à ce que les gens s’écartent et permettent aux secouristes de passer. Des barrages routiers ont été mis en place pour empêcher de nouvelles personnes d’arriver sur les lieux.

La police a tenté d’écarter les foules du lieu du drame pour permettre l’accès aux ambulances, puis a mis fin à l’événement et a commencé à évacuer les participants – certains ont néanmoins refusé de partir, reprochant à la police de les empêcher de prier et invectivant les agents.

Le grand rabbin Israel Meir Lau, présent sur l’une des scènes au moment du drame, y est resté avec d’autres rabbins, récitant des psaumes pour les blessés.

Ce vendredi matin, des images tournées sur les lieux du drame montraient des hommes ultra-orthodoxes restés sur place dansant et chantant après le lever du soleil. Selon Motti Bokchin, de nombreux d’entre eux n’avaient tout simplement pas connaissance de la gravité de l’incident.

« J’ai quitté les lieux pour chercher à boire, et les gens priaient. Ils sont coupés [de la réalité]. Ils ne comprennent pas l’ampleur de la tragédie. Ils ne comprennent pas qu’il y a des dizaines de morts, un chiffre incompréhensible », a déclaré le porte-parole de ZAKA.

La Treizième chaîne a elle rapporté qu’une pénurie de moyens de transport avait obligé certaines personnes à rester sur site – les bus ont beaucoup de difficultés à y accéder en raison de l’affluence qui est toujours très importante ce vendredi matin et du chaos ambiant.

Selon les médias, les habitants des villages et villes arabes à proximité du mont Meron, y compris dans la ville de Tamra et le village druze de Beit Jan, ont mis en place des stations offrant de la nourriture et des boissons gratuites aux milliers de fidèles juifs bloqués. Certains habitants ont également accueilli des participants chez eux.

Selon Yoseph Haddad, un activiste arabe israélien, des initiatives pour aider les fidèles ont également été lancées à Jish, Yarka et Peki’in.

Le président Reuven Rivlin a tweeté la nuit dernière qu’il suivait les développements au sujet de l’accident avec une grande appréhension et qu’il priait pour les blessés.

Il a allumé en début d’après-midi vendredi à sa résidence 45 bougies pour les victimes.

Dans un discours, le président a déclaré que nous vivons « un jour terrible et douloureux. Une tragédie déchirante. Nos prières et nos pensées vont aux personnes blessées et aux familles des personnes tuées et disparues dans l’horrible tragédie du mont Meron la nuit dernière. J’adresse mes remerciements les plus sincères à ceux qui travaillent sans relâche depuis hier soir pour secourir et soigner. C’est le moment de soutenir les familles, d’aider tous ceux qui recherchent leurs proches et de porter les blessés dans nos cœurs. Pour pleurer ensemble ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié l’incident de « terrible catastrophe », déclaré que « tout le monde priait pour le rétablissement des blessés » et apporté son soutien aux secouristes sur place.

« Israël tout entier prie pour la guérison des survivants », a renchéri le chef de l’opposition Yaïr Lapid, disant suivre avec « anxiété » l’évolution de la situation.

Le grand rabbin séfarade d’Israël Yitzhak Yosef a lui appelé à la mobilisation par la prière.

« Ce n’est pas le moment de chercher des coupables », a-t-il dit, appelant à prier pour les victimes et les blessés.

Emanuele Giaufret, ambassadeur de l’UE en Israël, a présenté ce matin ses « sincères condoléances » aux familles des victimes.

Jake Sullivan, conseiller national à la sécurité intérieure américaine, a réagi à la tragédie dans un tweet :  » Nos cœurs sont avec le peuple d’Israël ce soir, suite à la terrible tragédie au mont Meron. »

Il a adressé ses condoléances aux familles des victimes et ses vœux de prompte guérison aux blessés.

Dans un communiqué, l’Union européenne a « exprimé ses plus sincères condoléances aux familles et aux amis des victimes et au peuple d’Israël et ses vœux de guérison rapide à ceux qui sont blessés ».

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a adressé ses condoléances aux familles des victimes, tout en déplorant cette tragédie « dévastatrice ».

L’ambassade de France en Israël a « adressé ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes de cette tragédie, souhaité un prompt rétablissement aux blessés et assuré le peuple israélien de sa profonde solidarité dans cette épreuve ».

Plusieurs autres pays, dont l’Inde et l’Autriche, ont également réagi.

Le grand rabbin de France Haïm Korsia s’est dit « accablé par le terrible drame qui s’est produit la nuit dernière » et a « adressé [ses] condoléances aux proches des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux dizaines de blessés ».

En France, plusieurs responsables communautaires et politiques – dont Christian Estrosi – ont également eu une pensée pour les victimes.

Pinchas Goldschmidt, président de la Conférence des rabbins européens et grand rabbin de Moscou, a lui déclaré : « Nous sommes en état de choc et en deuil après la catastrophe de Meron à l’occasion des célébrations de Lag B’Omer. Toutes nos prières vont vers les blessés et les familles des victimes. »

Marie van der Zyl, présidente du Board of Deputies of British Jews, a écrit dans un communiqué : « Nous sommes dévastés d’apprendre que la commémoration de la fête de Lag B’Omer a pris une tournure aussi tragique et a coûté des vies. La journée de Lag B’Omer marque traditionnellement la fin d’une terrible épidémie qui a frappé les étudiants du temps des Romains. C’est une ironie amère que ce jour soit désormais en partie connu comme un jour de deuil pour les familles touchées. Nos pensées et nos prières sont avec les blessés et les familles des victimes. »

Les secouristes et la police israélienne après un incident qui a tué et blessé des dizaines de personnes, lors des célébrations de la fête juive de Lag B’Omer, au mont Meron, dans le nord d’Israël, le 30 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)

Ce pèlerinage de Lag B’Omer se déroule chaque année autour du tombeau présumé de Rabbi Shimon Bar Yochai, talmudiste du IIe siècle de l’ère commune, auquel on attribue la rédaction du Zohar, ouvrage central de la mystique juive.

Lag B’Omer est aussi une fête joyeuse marquant le souvenir de la fin d’une épidémie dévastatrice parmi les élèves de l’école de Rabbi Akiva à cette époque.

Des milliers de Juifs ultra-orthodoxes célèbrent Lag B’Omer lors d’un rassemblement sur le mont Meron, dans le nord d’Israël, le 29 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)

Dans un communiqué, la police israélienne avait appelé les participants « à respecter les instructions afin que les célébrations se déroulent sans incidents ». Elle avait déclaré ne pas pouvoir faire respecter les gestes barrières en raison de l’affluence. Environ 5 000 policiers devaient assurer la sécurité de l’évènement.

Plus tôt dans la journée, le Magen David Adom avait déjà indiqué avoir traité 148 personnes, certaines s’étant évanouies en raison de la chaleur et de la promiscuité et d’autres brulées légèrement par des feux de camp allumés rituellement. Deux d’entre elles se trouvaient dans un état grave – l’un de 80 ans après avoir perdu connaissance, un autre de 40 ans après une réaction allergique.

Des milliers de Juifs ultra-orthodoxes célèbrent Lag B’Omer lors d’un rassemblement sur le mont Meron, dans le nord d’Israël, le 29 avril 2021. (Crédit : David Cohen / Flash90)

En 2019, les organisateurs avaient estimé à 250 000 le nombre de pèlerins à s’être rendus à ce pèlerinage. L’évènement avait été annulé l’année dernière en raison des restrictions sanitaires.

L’AFP et Glenn Cloarec ont participé à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...