L’AIEA se déclare satisfaite de l’accord d’inspection de Parchin
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L’AIEA se déclare satisfaite de l’accord d’inspection de Parchin

La déclaration de l’agence de surveillance nucléaire des Nations Unies fait suite à la révélation qu’elle a cédé le droit d’inspecter une installation militaire à Téhéran

Yukiya Amano, le  directeur de l'AIEA, à Davos en janvier 2013. (Crédit : GPO/Flash90)
Yukiya Amano, le directeur de l'AIEA, à Davos en janvier 2013. (Crédit : GPO/Flash90)

L’agence de survaillance nucléaire des Nations unies a déclaré jeudi qu’elle était satisfaite des arrangements qu’elle avait fait avec l’Iran concernant l’inspection d’installations militaires, a annoncé Reuters, un jour après la révélation que, selon un accord secret signé avec l’agence des Nations Unies, Téhéran sera autorisé à recourir à ses propres experts pour examiner un site qu’il aurait utilisé pour développer des armes nucléaires.

Les inspections de la base militaire de Parchin par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) sont liées à une série plus grande d’accusations que l’Iran aurait travaillé à l’obtention d’armes nucléaires.

Cette enquête fait partie de l’accord global sur le nucléaire obtenu le mois dernier entre Téhéran et six puissances mondiales.

« Les arrangements séparés de la feuille de route correspondent avec la pratique de vérification de l’AIEA et répondent aux exigences de l’AIEA », a déclaré Serge Gas, un porte-parole de l’agence, selon Reuters.

Le porte-parole de l’AIEA a ajouté que l’organisation ne devait pas, selon la loi, révéler les détails de son accord avec l’Iran.

L’accord de Parchin est un accord secondaire obtenu directement entre l’AIEA et l’Iran, et n’est pas directement lié à l’accord nucléaire multilarétal signé le 14 juillet.

Les Etats-Unis et cinq autres puissances qui ont signé l’accord sur le nucléaire ne faisaient pas partie de l’accord de Parchin mais ont été informées par l’AIEA et l’ont accepté dans le cadre de l’accord global. Sans divulger ses contenus, l’administration Obama avait précédemment décrit le document comme rien d’autre qu’un arrangement technique de routine entre l’Iran et l’AIEA sur des détails particuliers d’inspection du site.

La révélation par l’Associated press que l’AIEA cèderait l’autorité d’enquête d’un site suspect à Téhéran a provoqué le cynisme furieux de dirigeants israéliens et républicains américains, avec un sénateur clé qualifiant l’accord de « remarquablement naïf et incroyablement imprudent ».

Pourtant, la Maison Blanche a déclaré mercredi qu’elle était « confiante » dans les capacités de l’AIEA à superviser et à inspecter les dimensions militaires possibles du travail nucléaire de l’Iran dans le passé et était « à l’aise » avec les arrangements confidentiels entre l’AIEA et Téhéran pour s’assurer du respect de l’accord sur le nucléaire signé el 14 juillet.

« Comme l’administration l’a déjà déclaré, y compris dans des séances d’information classifiées pour les deux chambres de Congrès, nous avons confiance dans les plans techniques de l’agence pour enquêter les possibles dimensions militaires de l’ancien programme de l’Iran, des questions qui dans certains cas remontent à plus d’une décennie », a déclaré mercredi Ned Price, le porte-parole du Conseil de National de Sécurité de la Maison Blanche.

L’Iran refuse de donner accès à Parchin depuis des années. Se basant sur des renseignements américains, israéliens, d’autres agences et ses propres recherches, l’AIEA suspecte la République islamique d’avoir expérimenté des armes nucléaires avec des détonateurs hautement explosifs dans une installation militaire.

L’AIEA a aussi mentionné à plusiers reprises des preuves, à l’appui d’images satellites, de possibles tentatives de nettoyer le site puisque le travail présumé s’est arrêté il y a plus d’une décennie.

Israël a fustigé à de nombreuses reprises cet accord nucléaire conclu par les puissances P5+1 et l’Iran. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié d’erreur historique qui va à la fois préparer le chemin de l’Iran vers la bombe et, en levant les sanctions, renforcer le régime islamique au pouvoir en lui permettant de financer plus d’activités terroristes et d’autres interventions régionales dangereuses.

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