L’Allemagne interdit 3 « associations qui finançaient » le Hezbollah libanais
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L’Allemagne interdit 3 « associations qui finançaient » le Hezbollah libanais

"Ceux qui soutiennent la terreur, ne seront pas en sécurité en Allemagne (...) Ils ne trouveront pas de lieu de retraite dans notre pays", a assuré Horst Seehofer

Des personnes en deuil portent le cercueil de Mohamad Kassem Tahan, membre du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, tué un jour plus tôt à la frontière avec le Liban, lors de ses funérailles dans le sud du Liban village d'Adloun, le 15 mai 2021. - Des centaines de personnes brandissant des drapeaux palestiniens et les couleurs jaunes du Hezbollah se sont rassemblées pour les funérailles. (Crédit : Anwar AMRO / AFP)
Des personnes en deuil portent le cercueil de Mohamad Kassem Tahan, membre du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, tué un jour plus tôt à la frontière avec le Liban, lors de ses funérailles dans le sud du Liban village d'Adloun, le 15 mai 2021. - Des centaines de personnes brandissant des drapeaux palestiniens et les couleurs jaunes du Hezbollah se sont rassemblées pour les funérailles. (Crédit : Anwar AMRO / AFP)

Le gouvernement allemand a annoncé mercredi l’interdiction de trois organisations proche du mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Berlin « a interdit trois associations qui finançaient l’organisation terroriste Hezbollah », a indiqué le porte parole du ministre de l’Intérieur Horst Seehofer, sur Twitter.

« Ceux qui soutiennent la terreur, ne seront pas en sécurité en Allemagne (…) Ils ne trouveront pas de lieu de retraite dans notre pays », a assuré de son côté le ministre.

Des « perquisitions » sont en cours dans « plusieurs États » allemands, en parallèle de cette interdiction, a-t-il ajouté.

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Selon les médias allemands, ces opérations auraient lieu notamment dans les États de « Hambourg », « Brême », « Hesse », « Basse-Saxe », Rhénanie du Nord-Westphalie » et « Schleswig-Holstein ».

Les partisans du Hezbollah regardent un discours télévisé prononcé par Hassan Nasrallah, leader du groupe terroriste libanais du Hezbollah, à Al-Ain, dans la vallée de Bekaa, au Liban, le 25 août 2019 (Crédit : AFP)

La branche armée du Hezbollah libanais est considérée comme un mouvement terroriste par l’Allemagne et l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Sa branche politique, qui organisait régulièrement des manifestations anti-israéliennes, a néanmoins longtemps été autorisée, avant d’être interdite en 2020 dans le pays.

Le mouvement libanais en lui-même ne fait pas cette distinction, tout comme le Hamas palestinien.

Le conflit entre les groupes terroristes palestiniens de Gaza s’est étendu au sud Liban, d’où des roquettes ont été lancées sur l’État hébreu lundi soir – sans franchir le sol libanais et en retombant sur le territoire.

L’armée israélienne pense que les six tirs ont été menés par une milice palestinienne. En revanche un membre du Hezbollah, identifié par le groupe lui-même, a tenté de saboter la barrière frontalière. Il est mort après avoir essuyé des tirs de l’armée israélienne.

Un tunnel de 200 mètres de long construit pendant trois ans par le Hezbollah dans le bastion du groupe terroriste à Meelta, au Liban, le 22 mai 2020. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Le groupe terroriste du Hezbollah a creusé un réseau de tunnels sur des centaines de kilomètres de long, de Beyrouth jusqu’au sud du Liban, a fait savoir la chaîne Kan.

Elle a ajouté que ce réseau avait été construit parallèlement aux six tunnels d’attaque qui entraient au sein de l’État juif que l’armée avait détruits en 2018.

Ces tunnels supplémentaires ont été creusés pour permettre le déplacement rapide et fluide des combattants durant une guerre possible contre Israël, a déclaré la chaîne.

Des quartiers-généraux de commandement et de contrôle ont été installés dans ces tunnels, qui s’arrêtent à une distance d’environ trois kilomètres de la frontière israélienne.

Un homme est détenu par la police lors d’une manifestation le 15 mai 2021 à Berlin. – (Crédit : STEFANIE LOOS / AFP)

Face à ce regain de tension, les autorités allemandes craignent donc une montée de l’antisémitisme dans le pays – en raison de l’importation du conflit sur le sol européen.

A Berlin, une manifestation qui se disait pro-palestinienne a dégénéré : 59 personnes ont été arrêtées et 93 policiers blessés dans de violents affrontements.

La semaine dernière, des drapeaux israéliens ont été brulés devant deux synagogues à Bonn et à Münster.

« Notre démocratie ne tolérera pas les manifestations antisémites », avait réagi le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

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