L’ambassade d’Iran à Ankara évacuée après une alerte à la bombe – médias
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L’ambassade d’Iran à Ankara évacuée après une alerte à la bombe – médias

"Le personnel de notre ambassade est présent sur son lieu de travail, en parfaite santé, en sécurité, et occupé à ses tâches quotidiennes", a pourtant contredit Téhéran

Une voiture diplomatique quitte l'ambassade d'Iran, à Ankara, après une alerte à la bombe, le 15 octobre 2018. (Crédit : ADEM ALTAN / AFP)
Une voiture diplomatique quitte l'ambassade d'Iran, à Ankara, après une alerte à la bombe, le 15 octobre 2018. (Crédit : ADEM ALTAN / AFP)

L’ambassade d’Iran à Ankara a été évacuée et la rue où elle se trouve fermée au trafic lundi après une alerte à la bombe, ont rapporté les médias locaux.

Mais à Téhéran, le ministère des Affaires étrangères a qualifié de « pur mensonge » des informations selon lesquelles le bâtiment diplomatique « aurait été visé par un éventuel attentat », et a démenti l’évacuation des lieux.

« Le personnel de notre ambassade est présent sur son lieu de travail, en parfaite santé, en sécurité, et occupé à ses tâches quotidiennes », a écrit le ministère dans un communiqué publié sur son site internet.

Un photographe de l’AFP a néanmoins constaté que la rue de l’ambassade avait été en partie fermée à la circulation et que de nombreux policiers étaient déployés sur place et fouillaient les voitures présentes.

Cordon de police devant l’ambassade d’Iran, à Ankara, après une alerte à la bombe, le 15 octobre 2018. (Crédit : ADEM ALTAN / AFP)

Selon l’agence privée turque DHA, l’ambassadeur et les autres personnels ont été évacués à la suite d’une alerte reçue par l’ambassade sur le risque d’un attentat suicide.

La Turquie a été frappée en 2015 et 2016 par de nombreux attentats sanglants, attribués ou revendiqués par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et les rebelles kurdes.

Le dernier attentat d’envergure en Turquie remonte à la nuit du Nouvel An 2017. Un membre de l’EI avait alors attaqué une discothèque à Istanbul avec un fusil d’assaut, faisant 39 morts.

Depuis lors, la Turquie reste sous haute sécurité et les autorités mènent régulièrement des vagues d’arrestations de membres présumés de l’EI et du PKK.

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