Lancement d’un financement participatif pour suivre la pollution du Léviathan
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Lancement d’un financement participatif pour suivre la pollution du Léviathan

Des militants anti-pollution allèguent que le gouvernement a dissimulé les données sur la pollution et collectent des fonds pour créer un système non gouvernemental de surveillance

Des Israéliens manifestent près de la Knesset, à Jérusalem, contre la décision d'installer la plateforme de traitement de gaz naturel Leviathan à dix kilomètres du rivage d'Israël dans le centre du pays, le 12 juin 2018 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Des Israéliens manifestent près de la Knesset, à Jérusalem, contre la décision d'installer la plateforme de traitement de gaz naturel Leviathan à dix kilomètres du rivage d'Israël dans le centre du pays, le 12 juin 2018 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Alors que le gaz commence à jaillir mardi du champ gazier Léviathan, les militants anti-pollution qui se battent pour éloigner la plateforme des côtes israéliennes allèguent que le gouvernement a dissimulé les données sur la pollution et collectent des fonds pour créer un système non gouvernemental de surveillance de la pollution.

Les théories du complot ont été mises en évidence ce matin, lorsque des dizaines de milliers d’habitants du nord d’Israël, de Hadera à Haïfa, ont été priés de consulter les sites web de surveillance de la pollution du ministère de l’Environnement et des conseils municipaux pour vérifier que le flux de gaz n’entraînait pas une augmentation des niveaux de polluants dangereux dans l’air et dans l’eau. Les militants ont longtemps soutenu que le début du flux de gaz provenant des plateformes de Léviathan produirait des niveaux de pollution qui mettraient en danger les habitants de la côte.

Les sites web ont été saturés, provoquant la fureur des groupes de défense de l’environnement sur Facebook. Lorsque les sites de surveillance ont été remis en ligne peu de temps après le plantage, aucun pic dramatique des niveaux de pollution n’a été révélé.

Certains militants ne se sont pas montrés convaincus, cependant, et ont averti que les données du gouvernement pourraient avoir été falsifiées. Ils lancent maintenant une initiative de financement participatif (page en hébreu ici) pour essayer de mettre en place leur propre infrastructure de surveillance de la pollution.

Cet effort a déjà attiré 1 096 donateurs et 230 339 shekels (57 600 euros), ce qui est encore loin de l’objectif d’un million de shekels (250 000 euros).

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a passé la dernière décennie au pouvoir et est actuellement en campagne en vue des législatives du 2 mars – les troisièmes en moins d’un an après deux scrutins n’ayant pas réussi à faire de vainqueur clair – a promis une réduction de la facture d’électricité des Israéliens avec l’entrée en production de Leviathan.

« Je me bats depuis des années pour extraire le gaz du sol et ce, contre l’opposition farouche de nos rivaux politiques. Aujourd’hui, nous avons marqué l’Histoire (…) le prix de l’électricité a déjà baissé d’environ 17 % depuis 2013 et va encore baisser au cours de l’année à venir grâce au gaz naturel, qui fait d’Israël une puissance régionale », a-t-il déclaré dans un message publié sur sa page Facebook.

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