L’AP critique « le projet de loi du Muezzin »
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L’AP critique « le projet de loi du Muezzin »

Par la voix de son porte-parole, l'Autorité palestinienne a dénoncé le projet de loi interdisant l'utilisation de haut-parleurs dans les mosquées, affirmant qu'il s'agit d'une "atteinte dangereuse" à la liberté de pratiquer sa religion

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Une photo illustrative d'une mosquée à Jérusalem (Crédit : Uri Lenz/Flash90)
Une photo illustrative d'une mosquée à Jérusalem (Crédit : Uri Lenz/Flash90)

L’Autorité palestinienne a dénoncé un projet de loi israélien interdisant l’utilisation des haut-parleurs dans les lieux de culte pendant la nuit, affirmant qu’il s’agit d’une attaque contre la liberté de religion.

« [L’AP] considère la proposition de loi… comme une atteinte dangereuse à la liberté religieuse à Jérusalem, capitale de l’état palestinien », a expliqué le porte-parole du gouvernement de l’Autorité palestinienne Yusuf al-Mahmoud à l’agence officielle de presse de l’AP Wafa.

« Dans la ville de Jérusalem et dans le reste de notre pays, la Palestine, tous les fils de différentes religions ont vécu à travers les périodes successives de l’Histoire… dans le respect et dans l’harmonie », a-t-il ajouté.

« L’héritage arabe culturel et religieux de Jérusalem s’inscrit dans les profondeurs de l’histoire et, à cet égard, il est inconcevable qu’[Israël] puisse frapper cette réalité… en imposant une loi ridicule et dangereuse qui prive tous les fidèles des religions abrahamiques de vivre leur foi, d’accomplir leurs rituels et de mener à bien leurs devoirs religieux », a-t-il indiqué.

Il a imploré les états arabes et musulmans, ainsi que la communauté internationale, d’empêcher Israël de promulguer cette loi.

Si cette législation passe le stade de sa lecture initiale à la Knesset, qui devrait avoir lieu mercredi, elle sera renvoyée devant une commission, puis sera à nouveau présentée en séance plénière pour sa deuxième et sa troisième lecture avant son adoption.

Appuyée par la commission ministérielle, le projet de loi bénéficie donc du soutien de la coalition.

Les éventuels contrevenants à la proposition de loi pourront être contraints à payer une amende de 10 000 shekels (soit 2600 dollars).

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