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L’AP essaie d’empêcher les enseignants de manifester à Ramallah

Les professeurs sont bloqués par des checkpoints ; le gouvernement n’a pas encore rempli sa promesse d’augmentation des salaires depuis la grève de 2013

Manifestation d'enseignants à Ramallah, le 23 février 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Manifestation d'enseignants à Ramallah, le 23 février 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Les forces de sécurité palestiniennes installent mardi des checkpoints près de Ramallah et Jérusalem afin de tenter d’empêcher des milliers de professeurs d’atteindre le centre administratif de l’Autorité palestinienne (AP) à Ramallah pour manifester contre les bas salaires.

Des bus transportant les enseignants jusqu’aux bâtiments du gouvernement à Ramallah, où les manifestations devraient avoir lieu, ont été stoppés et renvoyés par des officiers à des checkpoints de la capitale de facto de l’AP ainsi que de la ville voisine d’al-Bireh.

Des officiers étaient postés devant les bâtiments du gouvernement à Ramallah, prêts à contrecarrer toute tentative de manifestation des enseignants, selon l’agence de presse palestinienne Maan.

La semaine dernière, environ 20 000 professeurs ont manifesté à Ramallah, appelant le gouvernement à respecter son accord de 2013 pour augmenter les salaires des enseignants des écoles publiques.

Malgré la tentative mardi de blocage de l’arrivée des professeurs à Ramallah, beaucoup d’enseignants ont réussi à se rassembler devant des bureaux gouvernementaux après avoir échappé à la sécurité palestinienne.

Une vidéo de la scène montre plusieurs centaines de manifestants face à une file de policiers anti-émeute.

Maan a annoncé que les officiers des checkpoints supplémentaires près du carrefour Beit Jala et Dar Salah au sud de Jérusalem vérifiaient aussi et renvoyaient les véhicules transportant des enseignants vers Ramallah.

Des sources ayant demandé à ce que leur nom ne soit pas divulgué pour des raisons de sécurité ont déclaré à Maan que les forces de sécurité menaçaient de punir les compagnies de bus et de mettre des amendes aux chauffeurs de taxi pour avoir conduit des enseignants à la manifestation.

La semaine dernière, 22 professeurs avaient été arrêtés par la police palestinienne après avoir participé à une grève de deux jours à Ramallah.

L’AP, soutenue par l’Occident, traverse une sévère crise fiscale et lutte pour payer son grand nombre d’employés gouvernementaux. Les professeurs forment le plus grand groupe de ce secteur.

« Les instructions que le gouvernement palestinien a donné à ses services de sécurité violent les bases de la loi palestinienne » a déclaré à Maan Khalil Assaf, membre d’une commission non affiliée politiquement.

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