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Lapid appelle à la vente de « l’Air Force One » israélien, après un rapport accablant

Depuis longtemps opposé à "l’aile de Sion", le ministre s’insurge contre le programme après la révélation, par le contrôleur de l’État, de graves irrégularités

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid condamne l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février 2022. (Crédit : Niv Musman/GPO)
Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid condamne l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février 2022. (Crédit : Niv Musman/GPO)

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a appelé jeudi à la vente immédiate de la version israélienne d’Air Force One, à la suite de la publication d’un rapport accablant du contrôleur de l’État, Matanyahu Englman, concernant son acquisition et son fonctionnement.

D’un montant de 750 millions de shekels, l’avion surnommé « Aile de Sion », dont le développement a duré des années, est destiné au chef d’État et de gouvernement israélien dans le cadre de leurs activités officielles.

Pourtant, le Premier ministre Naftali Bennett et le président Isaac Herzog n’ont jamais utilisé cet avion.

Initiés sous sa mandature, les travaux en vue du déploiement de l’avion sont perçus comme étroitement associés à la personnalité de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Le rapport du contrôleur de l’État est tout bonnement scandaleux», a déclaré Lapid. « L’aile de Sion a non seulement coûté des centaines de millions, mais son fonctionnement sera également beaucoup plus coûteux que les autres options envisageables. »

« Le fait que le gouvernement précédent ait gaspillé autant d’argent ne nous oblige pas à continuer de la sorte », a-t-il promis. « Cet avion représente la corruption et les errements du gouvernement Netanyahu – il doit être vendu immédiatement. »

« L’Aile de Sion », la version israélienne d’Air Force One, au-dessus de l’aéroport Ben Gourion, lors de son premier vol d’essai, le 3 novembre 2019. (Crédit : Yoav Weiss/Israel Aerospace Industries)

Lapid s’était engagé, à l’occasion des campagnes électorales, ces dernières années, à ne pas utiliser cet avion, symbole du gaspillage de l’argent des contribuables.

Publié mercredi, le rapport du contrôleur de l’État constate que le coût moyen d’un vol à bord de cet avion – toujours cloué au sol – devrait avoisiner les 5,2 millions de shekels, soit 108 % de plus que le coût d’affrètement par le gouvernement d’un avion d’une compagnie aérienne israélienne pour 2,5 millions de shekels.

Il relève également que le cabinet de l’ancien Premier ministre avait demandé que l’avion puisse accueillir 100 à 120 passagers, alors même que la moyenne des vols opérés par les Premiers ministres entre 2010 et 2013 embarquait 61 personnes.

Toutefois, le rapport note que l’avion constitue « une nette amélioration par rapport à la solution préexistante… en matière de sécurité, de défense de l’avion, de sécurité de l’information et des communications, de contrôles, conditions de vol et de service à bord, ou encore de disponibilité.

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