Lapid confie à un ex-député Yesh Atid le poste vacant d’ambassadeur du Canada
Rechercher

Lapid confie à un ex-député Yesh Atid le poste vacant d’ambassadeur du Canada

Ronen Hoffman, professeur d'université, a été choisi pour le poste d'Ottawa vacant depuis janvier 2020 ; le ministre s'efforce de pourvoir les postes de Paris et de Canberra

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le député Ronen Hoffman, alors membre du parti Yesh Atid, prochain ambassadeur d'Israël au Canada, lors d'une réunion du comité à la Knesset, le 30 mai 2013. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le député Ronen Hoffman, alors membre du parti Yesh Atid, prochain ambassadeur d'Israël au Canada, lors d'une réunion du comité à la Knesset, le 30 mai 2013. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Ronen Hoffman, ancien membre de la Knesset sous l’étiquette du parti Yesh Atid, a été nommé lundi par le chef du parti, Yair Lapid, au poste d’ambassadeur d’Israël au Canada.

La décision de Lapid, aujourd’hui ministre des Affaires Etrangères, a été saluée par un dirigeant de la communauté juive du Canada et a permis à Israël de franchir une étape supplémentaire dans le recrutement pour plusieurs postes diplomatiques clés.

« Je tiens à remercier le ministre des Affaires Etrangères Yair Lapid pour la confiance et la haute estime dont il a fait preuve en décidant de me nommer ambassadeur d’Israël au Canada », a déclaré M. Hoffman. « Le Canada est un grand et important pays, et nos liens étroits et positifs avec lui représentent un atout stratégique pour la sécurité nationale d’Israël. »

« C’est habité d’un sentiment d’obligation et de responsabilité profondes que re remplirai cette importante mission », a-t-il promis.

Le poste est vacant depuis janvier 2020, lorsque Nimrod Barkan a quitté ses fonctions.

L’annonce coïncide avec le jour du 57e anniversaire de M. Hoffman.

David M. Weinberg, directeur du bureau israélien du Centre canadien pour les affaires juives et israéliennes, l’organe de défense des intérêts des Fédérations juives du Canada, a déclaré que M. Hoffman avait une grande expérience de la politique étrangère.

« Lorsqu’il était à la Knesset, le Dr Hoffman a servi superbement pendant deux ans en tant que président de l’Association d’amitié parlementaire Israël-Canada. Il connaît et apprécie l’alliance Canada-Israël – une alliance fondée sur des valeurs et des intérêts stratégiques communs – et apportera sans aucun doute une solide contribution à son expansion », a-t-il déclaré.

Ronen Hoffman, ambassadeur d’Israël au Canada (Crédit : courtoisie)

Ronen Hoffman est entré à la Knesset avec Lapid, alors qu’il n’était qu’un nouveau venu, et a siégé de 2013 à 2015. En plus de diriger l’Association d’amitié parlementaire Israël-Canada, Hoffman a présidé la sous-commission des affaires étrangères et de la diplomatie publique, et a siégé à la commission de la Défense et des Affaires étrangères.

Il est titulaire d’un doctorat en études sur la guerre du King’s College de Londres, est actuellement chargé de cours au Centre interdisciplinaire d’Herzliya et a été cofondateur de l’Institut de politique internationale pour le contre-terrorisme de l’IDC.

« Le fait que le nouveau gouvernement israélien ait agi rapidement pour pourvoir ce poste important avec une personnalité proche du ministre des Affaires Etrangères Yair Lapid est un signe de l’importance que Jérusalem accorde aux relations israélo-canadiennes », a déclaré M. Weinberg.

Après avoir pourvu le poste d’Ottawa, Israël n’a toujours pas d’ambassadeurs à plein temps à Paris et à Canberra. Des sources du ministère des Affaires Etrangères ont déclaré au Times of Israël que M. Lapid travaille maintenant activement à la sélection des candidats pour les postes diplomatiques ouverts en France et en Australie, qui sont réservés à des personnes nommées par le pouvoir politique plutôt qu’à des diplomates de carrière.

Dans l’accord de coalition de 2020 entre le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, du Likud, et le ministre de la Défense, Benny Gantz, de Kakhol lavan, les deux partis ont convenu que le Likud choisirait des personnalités politiques pour diriger les missions israéliennes de Londres, New York, Paris et Canberra. Dans l’accord de coalition avec le Parti travailliste, les partis ont convenu que l’ambassadeur au Canada serait nommé par le Parti travailliste.

Mais dans la pratique, seuls certains des postes ont été pourvus, les membres du Likud Gilad Erdan jouant un double rôle d’ambassadeur aux États-Unis et à l’ONU, et Tzipi Hotovely représentant Israël à la Cour de Saint-Jacques au Royaume-Uni.

Netanyahu et Gabi Ashkenazi (Kakhol lavan), alors ministre des Affaires Etrangères, n’ont pas réussi à s’entendre sur le choix des ambassadeurs en France, au Canada ou en Australie.

L’émissaire d’Israël en France, Aliza Bin-Noun, a quitté ses fonctions à la fin de l’année 2019 et Mark Sofer a terminé son mandat d’ambassadeur en Australie en octobre 2020.

Depuis lors, ces postes ont été occupés temporairement par des chargés d’affaires.

Bloc central de la colline du Parlement à Ottawa, au Canada. (crédit photo : CC BY Kumar Appaiah, Wikimedia Commons)

Selon les décisions gouvernementales de 1999 et 2002, le gouvernement – généralement le Premier ministre et le ministre des Affaires Etrangères – sont habilités à nommer leurs candidats pour 11 postes diplomatiques de haut niveau.

Le reste des postes diplomatiques d’Israël sont occupés par des professionnels du ministère des Affaires étrangères.

L’ambassadeur d’Israël au Canada est généralement un professionnel du ministère des Affaires Etrangères qui occupe son dernier ou avant-dernier poste. Barkan, l’ancien envoyé à Ottawa, travaillait au ministère des Affaires Etrangères depuis 1977. Son prédécesseur, Rafael Barak, était directeur général du ministère avant d’accéder à ce poste en 2013.

Hilik Bar, un ancien député travailliste actif dans les relations étrangères du Parlement, devait devenir ambassadeur au Canada – il a même commencé à se préparer pour ce poste – mais la nomination a été retardée en raison de désaccords au sein du cabinet. Une fois que le gouvernement Netanyahu-Gantz s’est effondré en décembre 2020 et est devenu un gouvernement de transition, il ne pouvait plus approuver les nominations politiques.

Israël a envoyé des chefs de mission temporaires pour des périodes de quatre mois, notamment Eitan Na’eh, qui est maintenant le chef de mission d’Israël aux Émirats arabes unis.

Pendant la majeure partie de la période qui a suivi le départ de M. Barkan, le Canada n’avait pas non plus d’ambassadeur en Israël.

L’absence de représentation n’a pas eu d’impact significatif sur les relations, car elle a coïncidé avec les confinements dus au COVID-19, et la plupart des délégations commerciales et politiques ont été paralysées.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...