L’application Twitter Counter confirme un piratage et lance une enquête
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L’application Twitter Counter confirme un piratage et lance une enquête

"#Allemagne nazie #Pays-Bas nazis. Voici une petite claque ottomane pour vous. #Rendez-vous le 16 avril. Vous voulez savoir ce que j'ai écrit ? Apprenez le turc", indiquait le message

Logo de Twitter, dessiné par Shawn Campbell (Crédit : CC BY Shawn Campbell/Flickr)
Logo de Twitter, dessiné par Shawn Campbell (Crédit : CC BY Shawn Campbell/Flickr)

L’application Twitter Counter « a lancé une enquête » sur un piratage dont elle a été victime et qui a permis le détournement de nombreux comptes Twitter, a indiqué son PDG Omer Ginor dans une déclaration à l’AFP.

« Nous avons ouvert une enquête sur le sujet. Avant toute conclusion, nous avons déjà pris des mesures pour contenir de tels piratages sur les comptes de nos utilisateurs », précise le patron de cette société qui se présente comme le premier fournisseur de statistiques sur Twitter.

De nombreux comptes Twitter certifiés, dont ceux d’Amnesty International, du ministère français de l’Economie ou de la BBC Amérique du Nord, ont été piratés mercredi matin par un message évoquant le référendum constitutionnel du 16 avril en Turquie et débutant par une croix gammée nazie.

« #Allemagne nazie #Pays-Bas nazis. Voici une petite claque ottomane pour vous. #Rendez-vous le 16 avril. Vous voulez savoir ce que j’ai écrit ? Apprenez le turc », indiquait vers 07H00 GMT le message en turc figurant notamment sur les comptes Twitter d’Amnesty International et du ministère français de l’Economie et des Finances.

Le message est suivi d’une vidéo montrant des extraits de discours du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Le ministère français de l’Economie a confirmé à l’AFP que son compte Twitter avait été piraté. « Le problème a été résolu », a-t-on précisé, sans plus de détails.

De son côté, BBC News North America a publié un message sur son compte Twitter indiquant en « avoir temporairement perdu le contrôle ».

Plusieurs sites internet montraient également des captures d’écran montrant les comptes de l’ancien Premier ministre français Alain Juppé, de l’ancien champion de tennis Boris Becker ou encore du club de football allemand du Borussia Dortmund piratés.

Cette attaque intervient alors qu’Ankara est en plein bras de fer avec plusieurs pays, l’Allemagne et les Pays-Bas en tête, après l’interdiction faite à plusieurs ministres de faire campagne auprès de la diaspora turque pour le oui au référendum du 16 avril sur l’augmentation des pouvoirs du président.

Elle intervient également le jour des élections législatives aux Pays-Bas, considérées comme un baromètre du populisme en Europe.

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