L’Arabie saoudite « félicite » finalement Biden pour sa victoire
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L’Arabie saoudite « félicite » finalement Biden pour sa victoire

L'ancien vice-président d'Obama avait promis durant sa campagne qu'il allait "s'assurer que l'Amérique ne renie pas ses valeurs pour vendre des armes ou acheter du pétrole"

Le vice-président américain Joe Biden, à droite, présente ses condoléances au prince Salman bin Abdel-Aziz à l'occasion du décès de son frère, le prince héritier saoudien Sultan bin Abdul-Aziz Al Saoud, au palais du prince sultan à Riyad, en Arabie saoudite, le 27 octobre 2011. (Crédit : AP Photo/Hassan Ammar, Archives)
Le vice-président américain Joe Biden, à droite, présente ses condoléances au prince Salman bin Abdel-Aziz à l'occasion du décès de son frère, le prince héritier saoudien Sultan bin Abdul-Aziz Al Saoud, au palais du prince sultan à Riyad, en Arabie saoudite, le 27 octobre 2011. (Crédit : AP Photo/Hassan Ammar, Archives)

Le roi Salmane et le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, très proches de Donald Trump, ont « félicité » dimanche soir Joe Biden et Kamala Harris élus président et vice-présidente des Etats-Unis la veille, a annoncé l’agence de presse officielle SPA.

Dernier responsable des monarchies arabes du Golfe à réagir, le roi Salmane a exprimé « ses meilleurs vœux de succès » et rappelé « les relations historiques étroites particulières entre les deux pays et peuples amis », selon SPA.

Le prince Mohammed a souhaité « encore plus de progrès » aux Etats-Unis, disant « aspirer à poursuivre la coopération conjointe entre les deux pays amis ».

Le prince héritier et dirigeant de facto du royaume entretient une relation étroite avec le président américain défait, Donald Trump et le gendre et conseiller de ce dernier, Jared Jushner, en raison notamment de leur hostilité commune envers l’Iran.

Le président américain Donald Trump, au centre à gauche, est accueilli par le roi saoudien Salman ben Abdel Aziz al-Saoud, au centre, suivis de Melania Trump, à leur arrivée à l’aéroport international King Khalid de Ryad, le 20 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

Après des relations crispées avec le démocrate Barack Obama, Ryad avait trouvé un soutien sans faille auprès de l’administration Trump, y compris lors du tollé mondial provoqué par l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018.

Une experte de l’ONU et la CIA avaient conclu à l’implication du prince Mohammed dans l’assassinat de ce journaliste contributeur au Washington Post, ancien proche du régime saoudien avant d’en devenir critique.

Ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden avait promis durant sa campagne qu’il allait « réévaluer » les relations avec l’Arabie saoudite et « s’assurer que l’Amérique ne renie pas ses valeurs pour vendre des armes ou acheter du pétrole ».

Chef de file des monarchies pétrolières du Golfe et rival régional de l’Iran, l’Arabie saoudite n’avait jusque-là pas réagi à la victoire de Joe Biden, alors que tous les autres dirigeants du Golfe l’avaient déjà fait.

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